Actualités

Voici l’appel Intersyndical spécifique Voie Professionnelle pour le 12 novembre 2018 :

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Voici le communiqué de presse du SNUEP-FSU suite au CSE :

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Voici la lettre envoyée par l’Intersyndicale au ministre à propos de la réforme de la voie professionnelle et le communiqué de presse du SNUEP-FSU :

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Le SNUEP-FSU Toulouse organise un stage de formation syndicale sur le thème suivant :

La réforme de la voie professionnelle, être informé pour agir !

Axel BENOIST, secrétaire national du SNUEP-FSU sera présent pour décrypter cette réforme qui représente un réel danger pour l’enseignement professionnel. Ce sera l’occasion d’échanger, de répondre à vos interrogations et d’envisager les moyens d’actions pour poursuivre la mobilisation engagée fin septembre. 

Ce stage est programmé le jeudi 22 novembre 2018, de 9h00 à 17h00 à Toulouse (le lieu exact sera précisé ultérieurement aux participants).

Merci de nous contacter par mail, le plus rapidement possible si vous souhaitez participer à ce stage car il faut transmettre la demande d’autorisation d’absence au secrétariat du chef d’établissement au moins un mois à l’avancesoit absolument avant le 19 octobre 2018 (vacances scolaires).


COMMUNIQUÉ (Paris, le 27 septembre 2018)

Réforme de la voie professionnelle :  le compte n’y est toujours pas !

Lors de la commission spécialisée de lycée du 26 septembre, où les textes sur les grilles horaires de formation CAP et Bac Pro ont été présentés, le SNUEP-FSU a rappelé que la réforme de l’enseignement professionnel ne pouvait ni se faire sur le dos des lycéen·nes ni sur celui des professeur·es de lycée professionnel.

Le SNUEP-FSU n’accepte toujours pas la baisse du volume disciplinaire pour les élèves. Cette baisse aura pour conséquence de fragiliser la double finalité des diplômes professionnels : l’insertion professionnelle et la poursuite d’étude. Il a demandé au ministère de revoir les grilles notamment en augmentant le volume disciplinaire en LV2, en sciences-physiques, en arts appliqués et en EPS. Il a demandé aussi que la co-intervention ne soit pas gravée dans les grilles horaires. Cette modalité d’enseignement doit pouvoir être proposée à toutes les disciplines en fonction des projets menés par les professeurs de la classe. L’imposer aux professeurs de mathématiques et de français ne peut avoir que des effets négatifs pour les enseignant·es et leurs élèves. Il demande donc que ce volume soit réintégré dans le volume horaire disciplinaire en français et en mathématiques. De plus, le SNUEP-FSU a demandé qu’apparaisse clairement dans les textes que la co-intervention soit financée à la hauteur de 2 heures professeur pour chaque heure élève.

Enfin, le SNUEP-FSU a demandé un cadrage national du volume horaire dédié à la consolidation des acquis, l’accompagnement personnalisé et la préparation à l’orientation. Il a réclamé une augmentation du volume complémentaire d’heures professeur notamment pour permettre un travail en effectif réduit dans toutes les disciplines d’enseignement général ainsi qu’un accompagnement personnalisé et un travail sur la consolidation des acquis des élèves en petit groupe.

En l’état, ces grilles horaires permettraient de supprimer 900 postes de l’enseignement professionnel à la rentrée 2019 et près de 3500 postes en 3 ans. Pour le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU, c’est inacceptable. Ils demandent donc au ministère de revoir sa copie et de se laisser le temps d’une réelle négociation en ne présentant pas ces textes au CSE du 10 octobre prochain.

Au-delà de ces grilles et après la réussite de la première journée nationale d’action le 27 septembre dans tous les établissements de l’enseignement professionnel public, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU considèrent que cette réforme est inadmissible. Ils appellent les personnels à poursuivre et à amplifier les mobilisations  pour la défense de l’enseignement professionnel public, de ses élèves et de ses enseignant·es.

Retrouvez également le communiqué de l’intersyndicale :

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 REFORME DE LA VOIE PROFESSIONNELLE :
DANGER GRAVE ET IMMINENT  !

La réforme « BLanquer » de la voie professionnelle va aggraver nos
conditions de travail, supprimer des postes dans toutes les disciplines et entraver la réussite des jeunes !

TOUTES ET TOUS EN AG DANS LES DEPARTEMENTS POUR UNE RIPOSTE A LA HAUTEUR :
HAUTE-GARONNE AG LE 19 SEPTEMBRE A 14H A LA BOURSE DU TRAVAIL (TOULOUSE)
TARN ET GARONNE AG LE 19 SEPTEMBRE A 14H A LA MAISON DU PEUPLE (MONTAUBAN)

TOUTES ET TOUS EN GREVE ET AU RASSEMBLEMENT A 14H DEVANT LE RECTORAT JEUDI 27 SEPTEMBRE !

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La réforme « BLanquer » de la voie professionnelle va aggraver nos conditions de travail, supprimer des postes dans toutes les disciplines et entraver la réussite des jeunes ! L’intersyndicale CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SNCL FAEN, SIES, appelle les collègues à se mettre en grève le Jeudi 27 septembre. 


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STAGE SYNDICAL FSU 31 : AVS et ENSEIGNANTS

Si vous souhaitez participer à ce stage, contactez-nous très vite par mail pour connaitre les modalités d'inscription et envoyer votre lettre de demande d'autorisation d’absence avant le 05 octobre 2018.


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Communiqué FSU – Les Lilas le 27 août 2018

Orientations budgétaires: en marche vers moins de solidarité !

Le Premier ministre a confirmé hier dans une interview au JDD les orientations  libérales du gouvernement. Il prépare le budget 2019 en conséquence notamment avec une baisse des dépenses publiques. « Nous voulons que les Français puissent revenir vers le travail » explique le Premier ministre. Mais de toute évidence, il considère que l’Etat n’a pas à montrer l’exemple en créant les emplois nécessaires dans la Fonction publique. Pire, il confirme 4 500 suppressions de postes en 2019. Alors que nous sommes à la veille de la rentrée, aucun mot, aucun engagement pour l’Education nationale, l’Enseignement agricole, l’Enseignement supérieur ou encore pour la Culture ! Alors que depuis plus d’une année, des mesures régressives s’accumulent contre les agent-es de la Fonction publique, ceux-ci sont encore considéré-es comme une charge et non pas comme un investissement. Pour habiller ces attaques, le Premier ministre feint de laisser croire que la transformation de l’action publique, pour gagner en efficacité, passe par une baisse des emplois. Qui peut croire que les hôpitaux, les Écoles, les services de Justice, de l’agriculture… et les collectivités territoriales peuvent jouer tout leur rôle sans  des fonctionnaires en nombre suffisant pour cela ? Sauf à imaginer que nombre de missions n’ont plus à relever de l’Etat comme le prévoit d’ailleurs le gouvernement dans le cadre de CAP22. 

A cette rentrée, la FSU reste engagée et bien déterminée à promouvoir une Fonction publique offrant des services de qualité à toutes et tous les usager-es sur l’ensemble du territoire, à défendre et conforter le rôle des  agent-es ainsi que leurs conditions de travail et leur pouvoir d’achat. 

De même elle continuera à défendre les retraité.es. Le quasi gel  des pensions pour les deux prochaines années, dans un contexte de reprise de l’inflation et après la hausse de la CSG, est une confirmation que le gouvernement les prend directement pour cibles. A l’inverse, la FSU demande des mesures en faveur de leur pouvoir d’achat. De même, elle ne laissera pas une nouvelle réforme des retraites dégrader encore plus le système de retraites des salarié-es du privé comme celui des fonctionnaires ni le niveau de leurs pensions à venir. Ce budget de restrictions prévoit aussi la baisse de nombre d’allocations, la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, privant la Sécurité sociale de ressources… Cela pénalisera bon nombre de citoyen.ne.s dans une société où les inégalités sont déjà trop fortes. La FSU privilégie pour sa part un système de solidarité, une meilleure répartition des richesses produites pour permettre davantage de justice sociale. Elle demande au gouvernement l’ouverture d’un réel dialogue social sur ces enjeux.


Communiqué FSU (les Lilas le 21 juillet 2018)

Action publique 2022: lever le voile monsieur le Ministre !

Depuis quelques jours la presse se fait l’écho du rapport Action publique 2022, rapport tenu secret par le gouvernement. A l’origine, la remise de ce rapport devait être l’occasion pour le gouvernement d’annoncer sa politique pour la Fonction publique et la situation faite à ses agent-es. Puis ce fut des reports incessants, puis un long silence jusqu’à la décision de ne pas le publier… Sans assumer publiquement la teneur de ce rapport, le gouvernement en a déjà largement anticipé certaines préconisations dans son document d’orientation « Refonder le contrat social avec les agents »: recours accru au contrat, remise en cause des CAP, réduction du périmètre de services, management au service de l’individualisation contre l’intérêt général… Toutes ces attaques contre les agent-es et les statuts constituent de nouvelles mises à mal des services publics et de leurs missions d’intérêt général. Une orientation que la FSU réfute absolument car elle ne permet pas de répondre aux besoins de la population sur la base de valeurs comme celles de l’égalité et de la solidarité sur l’ensemble du territoire.C’est aussi une orientation qui dégraderait les conditions d’emploi et de travail des plus de cinq millions d’agent-es.

La FSU estime que le suspens a maintenant assez duré ! Le rapport étant désormais publié, le gouvernement ne doit plus tarder pour dévoiler ses intentions réelles pour l’avenir de la Fonction publique et de ses agent-es. C’est aussi une question de respect vis à vis des organisations syndicales représentatives des personnels.


CSE :  la communauté éducative dénonce la méthode du ministre (Paris, le 12/07/2018)

Les syndicats de la FSU , le SE-Unsa, l’Unsa-éducation, A & I Unsa, , la CGT-éduc’action, Solidaires, Sud-éducation, la FNEC-FP-FO et les organisations lycéennes et étudiantes SGL, l’Unef ainsi que la FCPE ont quitté la séance du Conseil supérieur de l’éducation suite au refus de l’administration de retirer les projets de modifications des programmes de 2016 de l’ordre du jour. Pour les mêmes raisons, les syndicats de la CFDT ont refusé de siéger à ce même CSE du 12 juillet 2018.

 Ils ont collégialement dénoncé la méthode de travail, l’absence de concertation, de consultation comme la politique autoritaire et la vision idéologique de l’école qui entre en contradiction avec l’école de la confiance ou le pragmatisme prôné dans les médias. Depuis un an la distance entre le discours et la manière de procéder de ce ministère constitue un empêchement à une évolution de l’école qui permettrait d’enrayer les inégalités et de faire réussir tous les élèves.

 La communauté éducative réclame que l’école ne soit pas l’affaire de parti pris mais l’objet de débats appuyés sur les travaux de la  recherche et la concertation avec ceux qui sont directement concernés. L’école a besoin de temps, de sérénité, de réelle confiance et de moyens pour lui permettre d’être le lieu d’émancipation et de réussite de tous les élèves. 


Voici le courrier envoyé au premier ministre par la FSU sur la suppression des compétences des CAP :

Les Lilas le 11 juillet 2018

Monsieur le Premier Ministre, Les discussions ouvertes dans le cadre de l’agenda social de la Fonction publique relatives à la volonté du gouvernement de « Refonder le contrat social avec les agents », suscitent de notre part de vives inquiétudes et montrent des désaccords sur des orientations comme celles du recours accru au contrat ou de l’individualisation des rémunérations. Le projet, présenté aux organisations syndicales représentatives de la Fonction publique dans le cadre du chantier « Définir un nouveau modèle de dialogue social dans la Fonction publique », nous interpelle particulièrement. Il vise à supprimer les compétences des Commissions administratives paritaires (CAP) et à fusionner les Comités techniques (CT) avec les Commissions hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT).

La FSU considère que les dispositions du préambule de la Constitution qui reconnaissent que « tout travailleur participe par l’intermédiaire de ses délégués à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises » ont aujourd’hui encore tout leur sens pour les agent-es de la Fonction publique. Ces dispositions ne sont pas seulement une garantie pour les personnels, elles sont aussi et peut-être surtout au cœur du pacte républicain car elles permettent un fonctionnement transparent des services et de ce fait sont garantes de leur indépendance et de leur qualité, au bénéfice des usager-es.

La suppression des compétences des représentants des personnels dans les CAP (commissions administratives paritaires) en prévoyant par exemple de ne plus les consulter sur les projets de mouvement des personnels, l’établissement des listes d’aptitude et des tableaux d’avancement annuels nominatifs, ou encore sur certaines sanctions disciplinaires, est justifiée par votre gouvernement avec l’objectif de donner davantage de marge de manœuvre aux chefs de service. Mais quelle peut être dans ce cadre la garantie de transparence, d’égalité de traitement offerte aux agent-es ? Ces modifications sont aussi justifiées par l’Administration par un fonctionnement des CAP qui serait trop lourd et chronophage. Pourquoi dès lors, ne pas faire un bilan des dysfonctionnements éventuels afin d’envisager les améliorations adéquates ? La FSU a des propositions en ce sens. Il serait question également de répondre aux demandes des ministères, des collectivités, des employeurs or leurs représentants assurent, en grande majorité, qu’ils ne sont pas demandeurs d’une telle réforme. Quel serait l’intérêt alors de maintenir un tel projet ?

La disparition des CHSCT, alors que ces Commissions viennent enfin de s’installer dans la Fonction publique, ouvrirait la porte à un traitement non assuré des questions de santé et sécurité au travail et la possibilité pour des employeurs publics de ne pas répondre à leurs obligations en la matière. Ce serait d’autant plus préjudiciable à un moment où il serait souhaitable d’inscrire à l’ordre du jour de ces Commissions de nouveaux sujets comme celui du harcèlement dont peuvent être victimes des femmes, ce qu’avait d’ailleurs suggéré le CCFP du 9 mars dernier.

La FSU n’accepte pas que soient aujourd’hui remis en cause les organismes consultatifs de la Fonction publique et vous demande de ne pas valider ce projet. Elle vous demande, Monsieur le Premier Ministre, le maintien de la totalité des prérogatives et moyens d’action des instances actuelles. Nous ne pouvons croire que le but du gouvernement serait d’affaiblir les organisations syndicales représentatives et de fait la démocratie sociale. L’attachement au dialogue social et à la préservation du statut, maintes fois rappelé dans votre communication, suppose de préserver les outils du dialogue social. Ces organismes en font entièrement partie. Par ailleurs, cette décision, si elle devait être prise, serait en rupture avec le travail réalisé actuellement par les représentant-es et les élu-es des agent-es pour améliorer les conditions de travail, accompagner les personnels dans leur déroulement de carrière, garantir l’égalité de traitement, proposer des améliorations et protéger les personnels de l’arbitraire de hiérarchies ou des erreurs de l’Administration.

A quelques mois des élections professionnelles, le message envoyé aux agent-es qui s’apprêtent à renouveler leurs mandats serait négatif, d’autant qu’il est question d’une phase transitoire de montée en charge du nouveau dispositif dès 2020. La FSU vous demande, Monsieur le Premier Ministre, de revenir sur ce projet et d’y renoncer. Elle se tient à votre disposition pour tout échange que vous jugeriez utile.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette Groison, Secrétaire Générale


 COMMUNIQUÉ (Paris, le 9 juillet 2018)

Face à la réforme dangereuse de Blanquer : le SNUEP-FSU appelle à une rentrée offensive et engagée

 Le bureau national du SNUEP-FSU, réuni le 5 juillet, dénonce avec force les grands axes de la réforme de la voie professionnelle arbitrés par le ministère. Cette réforme organise le transfert des contenus d’enseignement et des diplômes aux branches professionnelles poursuivant une fonction utilitariste des savoirs au détriment d’une formation équilibrée et complète. La réduction des temps d’enseignements généraux engendrera des difficultés accrues pour tous les jeunes ; et plus particulièrement pour celles et ceux qui choisiront de poursuivre leurs études dans le supérieur. La spécialisation a un métier, repoussée en 1ère, impliquera une véritable déprofessionnalisation de la formation. Le baccalauréat professionnel se préparera ainsi en 2 ans au lieu de 3 actuellement. La réduction drastique du nombre de places en bac pro GA, sans création compensatoire dans des filières existantes ou nouvelles, va s’opérer sans qu’aucune mesure ne soit déployée pour les collègues concerné·es. L’implantation d’unités de formation par l’apprentissage (UFA) dans tous les établissements aura des répercussions immédiates sur les conditions de travail des personnels car mixer les publics et les parcours génère des organisations pédagogiques intenables. Et nos statuts, qui garantissent nos droits et nos missions d’intérêt général, en seront fortement fragilisés. Au mépris de l’expertise, de l’expérience, de l’investissement sans faille au quotidien des PLP, le ministère fait donc le choix de répondre aux exigences des organisations patronales, MEDEF en tête, et à leur vision passéiste de la formation initiale. Ce sont des générations complètes de jeunes qu’ils vont sacrifier et précariser encore plus.

Dans ce cadre de casse organisée de la formation professionnelle scolaire, le SNUEP-FSU appelle tous les personnels à participer massivement à toutes les réunions d’information, stages, colloques… qu’il organisera sur l’ensemble du territoire. Il appelle notamment les militant·es à organiser des heures d’information syndicale le 18 septembre dans tous les établissements pour échanger et construire avec la profession des propositions et une mobilisation forte contre ce projet. Pour le SNUEP-FSU, cette réforme est sérieuse et dangereuse pour l’ensemble des jeunes et pour les personnels. Il appelle à une rentrée offensive et engagée.


Communiqué FSU (les Lilas le 22 juin 2018)

Aujourd’hui s’est tenue une réunion sur la rénovation du dialogue social à la Fonction publique. Le gouvernement a présenté exactement le même projet que le 25 mai dernier, visant à supprimer les CAP et donc le droit des personnels à être défendus. Toutes les organisations syndicales ont de nouveau dénoncé ce projet.

La FSU a réaffirmé avec force que ce projet mettrait en place une usine à gaz préjudiciable aux droits des personnels comme au bon fonctionnement des services publics. La FSU exige un véritable bilan du fonctionnement des instances paritaires dans leurs champs de compétences et dans la diversité des situations en vue de réaliser les améliorations à y apporter. La FSU demande une nouvelle fois et solennellement au gouvernement de revenir sur son projet. La réunion prévue à la mi-juillet ne doit pas être conclusive : la FSU exige la poursuite des discussions sur d’autres base permettant d’améliorer réellement le fonctionnement du paritarisme, des CAP et des CHSCT.

La FSU appelle les personnels à signer et à faire massivement signer la pétition qu’elle met à leur disposition pour défendre les CAP, les CHSCT et leurs droits :

http://www.fsu.fr/Petition-pour-le-respect-de-nos-droits-PAS-TOUCHE-AUX-CAP-ET-CHSCT.html.


COMMUNIQUÉ (Paris, le 19 juin 2018)
Le financement des lycées professionnels en danger !

Le SNUEP-FSU tient à rappeler que la taxe d’apprentissage a été créée en 1925 et inscrite dans la loi de finances du 13 juillet 1925. Elle a été « instaurée pour financer les cours professionnels obligatoires pour les garçons et les filles de 15 à 18 ans employés dans le commerce et l’industrie et les écoles techniques, cette taxe suppose une collaboration renforcée entre les entreprises et l’administration de l’enseignement technique en pleine croissance ». Il s’agit bien de la création d’un impôt pour soutenir l’apprentissage des métiers. Aujourd’hui, la taxe d’apprentissage (TA) représente 0,68 % de la Masse Salariale d’une entreprise. Elle se subdivise en trois entités : la « Fraction régionale pour l’apprentissage » (51 %), le « Quota » (26 %) et le « Barème » ou « Hors-Quota » (23 %). Ce dernier existe pour financer les formations initiales technologiques et professionnelles hors apprentissage (sauf pour le complément des concours financiers obligatoires), c’est-à-dire nos formations dans les lycées professionnels et EREA (établissements régionaux d’enseignement adapté). Mais dans la pratique, ces pourcentages ne sont pas respectés car la loi permet de déduire quelques frais de la part hors apprentissage. Le montant total collecté en 2016 s’établit à 2 972,36 millions d’euros : 52 % (1545 M€) pour la fraction régionale consacrée à l’apprentissage, 27,2 % (808 M€) pour la part Quota qui va aux CFA et 20,8 % (618 M€) pour la part « Hors-Quota » réservée à nos établissements. Néanmoins et cela est grave, ce dernier montant censé aller vers les établissements hors apprentissage n’arrive pas à destination car de fortes sommes n’y sont pas affectées.

Aujourd’hui, l’article 15 de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale ce mardi 19 juin (349 voix pour, 171 voix contre), supprime la compétence apprentissage des régions et la part régionale de la taxe d’apprentissage. L’article 17 de la même loi affecte 87 % de la TA à l’apprentissage et seulement 13 % est consacré à la part hors quota (soit une baisse drastique de 10 points). Mais cette baisse, très importante, ne satisfait pas suffisamment le gouvernement et sa majorité. Malgré les amendements déposés par les différents groupes (y compris LR), la loi permet de puiser dans les 13 % pour des « subventions versées aux centres de formation d’apprentis sous forme de matériels à visée pédagogique » et aussi de permettre aux établissements privés du second degré à but lucratif de bénéficier de cette part. Alors que restera-il pour les élèves les plus fragiles, ceux et celles que nous formons dans nos lycées professionnels ?

Enfin, il va revenir à chaque établissement l’obligation d’aller chercher cette taxe auprès des entreprises, ce qui rend la tâche très difficile car la liste des établissements habilités à percevoir les 13 % de la TA est longue et contient le public et le privé du niveau V jusqu’aux écoles d’ingénieurs ! Mission quasiment impossible pour les LP car les enseignant·es consacrent déjà beaucoup de temps et d’énergie à aider et à soutenir des jeunes en grandes difficultés et les directeurs délégués à la formation seront très fortement sollicités pour mettre en place les unités de formation par alternance (UFA). Cette baisse, cette injustice même, constitue un nouveau coup dur pour les lycées professionnels au moment où le ministre de l’Éducation nationale annonce des mesures de réduction des horaires en Bac pro et en CAP, visant à fragiliser l’enseignement professionnel public pour le transformer en outil de développement et de promotion de l’apprentissage. Par ce nouveau coup dur porté aux lycées professionnels, le gouvernement maintient sa volonté de démanteler toujours plus la formation professionnelle par la voie scolaire. Le SNUEP-FSU en poursuivant son travail d’informations et d’échanges dans les établissements, prépare avec l’ensemble de la profession, les conditions de mobilisation pour une rentrée engagée.


Communiqué commun des huit organisations syndicales représentatives dans la fonction publique (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC,,CFE CGC, FA-FP) qui viennent de quitter la réunion présidée par Olivier DUSSOPT : le 19 juin 2018

Monsieur le Ministre,

Huit organisations syndicales représentatives dans la Fonction publique exigeaient pour le rendez-vous salarial qui s’est tenu hier des mesures qui auraient dû permettre une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous les agent-es. Elles demandaient des discussions sur la fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, le rattrapage des pertes subies, l’abrogation de la journée de carence, la compensation pérenne de la hausse de la CSG, le respect des engagements en matière d’évolution de carrière, l’amélioration des déroulements de carrière… Rien de tout cela n’était à l’ordre du jour.  A l’inverse même, vous y avez confirmé le gel de la valeur du point d’indice pour 2019, élément déterminant pour le calcul de la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires refusant ainsi toute mesure générale malgré une hausse de l’inflation. La plupart des annonces que vous avez faites par ailleurs ne sont pas des mesures salariales (y compris certaines qui étaient déjà annoncées ou prévues) et leurs portées seront bien minces pour l’ensemble des personnels.

Votre décision est injuste. Elle tourne le dos à la nécessaire reconnaissance du travail et du rôle que jouent aujourd’hui les agent-es de la Fonction publique. Elle va aussi continuer de creuser des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Ce rendez-vous manqué d’hier a été une forte déception pour nos organisations. Il ne répond pas aux attentes des agent-es. Et il n’est pas le signe du dialogue social respectueux des représentants des personnels que nous attendons. Pour marquer leur mécontentement et désaccord, les organisations syndicales quittent donc la séance. En conséquence, elles vous demandent de convoquer à nouveau l’ouverture de ce chantier à une autre date.


Communiqué FSU : les Lilas le 18 juin 2018

Exclusif… Fonction publique : Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse !

Le gouvernement n’a pas saisi l’occasion du rendez-vous salarial pour revaloriser les salaires des agent-es publics. Ainsi, il n’honore pas la promesse de campagne faite par Emmanuel Macron « d’améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés », puisqu’il laisse de côté plus de cinq millions d’agent-es de la Fonction publique !

Pire, il maintient le gel de la valeur du point d’indice et ne propose que quelques mesures dont la portée sera limitée (Compte Épargne Temps, aides au logement, indemnités kilométriques…). Pourtant, ce rendez-vous était très attendu après les pertes subies ces dernières années, le gel du point d’indice en mai 2017, le report d’un an des mesures PPCR, le rétablissement de la journée de carence et une compensation insuffisante de la CSG. Pour que le travail, les qualifications et l’engagement professionnel des agent-es soient réellement reconnus, la FSU a exigé la revalorisation de la valeur du point d’indice mais aussi des discussions qui, suite au protocole PPCR, permettraient d’améliorer encore les déroulements de carrières, d’harmoniser davantage les grilles de rémunérations et de reconnaître mieux les qualifications. Elle a également insisté pour que à travail de valeur égale, le salaire soit égal entre les femmes et les hommes. A la veille de discussions sur l’avenir du système des retraites, la FSU a alerté sur les effets négatifs de cette situation sur le niveau des pensions.

Les décisions prises aujourd’hui vont encore pénaliser les agent-es et accentuer le décrochage de salaires avec le secteur privé au détriment des agent-es publics. La FSU a dit sa déception et son mécontentement à l’issue de ces annonces.


 Voici la déclaration intersyndicale faite lors de l’ouverture des CAPA et FPMA de la mutation INTRA de l’académie de Toulouse le 15/06/2018 :

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Retrouvez les déclarations de la FSU et du SNUEP-FSU concernant les mutations INTRA 2018 sur la page MUTATION INTRA 2018.


Communiqué FSU : Les Lilas le 15 juin 2018

Fonction publique: le dialogue social ne fonctionne pas !

Lors de la nouvelle réunion de travail sur l’avenir des CHSCT à la Fonction publique, la FSU a, une nouvelle fois, dénoncé la méthode de dialogue social du gouvernement: document de travail non distribué à l’avance empêchant les organisations syndicales de préparer les réunions, calendrier de concertation trop serré, aucune réponse apportée aux questions posées, de réunions en réunions les mêmes scénarios sont proposés par l’Administration… La FSU a demandé une nouvelle fois au gouvernement un scénario (dit scénario 3) qui préserve les CHSCT. Le gouvernement propose pour sa part un scénario d’une nouvelle instance qui intégrerait les CHSCT.

Lors de cette réunion, la FSU a rappelé son exigence du maintien et du renforcement des CHSCT tant ils sont indispensables aujourd’hui dans la Fonction publique. Elle a redit son désaccord sur le projet gouvernemental et est intervenue fortement pour que soient préservées les compétences, le rôle des représentant-es des personnels et le fonctionnement des CHSCT.

La FSU appelle les personnels à signer massivement la pétition qu’elle a mise en place sur son site pour demander le maintien des instances de dialogue social nécessaires aussi bien au bon fonctionnement des services qu’aux bonnes conditions de travail et de déroulement de carrière des agent-es. La balle est désormais dans le camp du gouvernement !

Cliquez ici pour accéder à la pétition


La CAPA Hors-Classe 2018 s’est tenue aujourd’hui, jeudi 14 juin 2018.

Retrouvez la déclaration du SNUEP-FSU et les statistiques sur la page “Hors-classe 2018”


Voici le courrier adressé au Ministre de l’EN par l’intersyndicale à propos de la réforme de la voie professionnelle.

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Voici les premières lectures critiques faites par le SNUEP-FSU sur les annonces concernant la Voie Professionnelle : à lire et diffuser sans modération !!!

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COMMUNIQUÉ (Paris, le 28 mai 2018)

Asphyxie des lycées professionnels sur le dos des jeunes, des familles et des personnels

 Le ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer les grands axes de sa réforme pour la voie professionnelle scolaire. Les mesures annoncées représentent de graves dangers pour l’avenir scolaire et professionnel des jeunes. La qualité des formations est menacée et les conditions d’études des élèves et de travail des enseignant-es seront inévitablement dégradées. Le ministre se garde bien de préciser que sa prétendue revalorisation de la voie professionnelle scolaire se fera avec moins de moyens : moins d’école pour les jeunes, moins de postes d’enseignant-es et un financement en berne des établissements. Si cette réforme est mise en œuvre, ce sont au moins 6000 postes qui seront supprimés et 120 heures en moyenne dont les élèves seront spoliés, soit l’équivalent de 3 semaines et demi de formation par an. Pour le SNUEP-FSU cette réforme est une suite logique toujours plus brutale de la réforme de 2009, qui reste vivement dénoncée par la profession et toujours combattue par le SNUEP-FSU.

Une réforme qui se fait sur le dos des enseignant-es, des élèves et de leur famille

Les enseignements généraux subiront une baisse patente des horaires disciplinaires ce qui entravera les poursuites d’études des jeunes. L’instauration des secondes à « famille de métiers », qui pourront regrouper jusqu’à 6 Bacs Pros distincts, impliquera inéluctablement une déprofessionnalisation des formations : la spécialisation professionnelle à un métier sera réduite à 2 ans au lieu de 3 actuellement. Ce sera synonyme d’une perte avérée de savoirs et de savoir-faire pour les jeunes. C’est en contradiction totale avec les annonces médiatiques du ministre qui prétend avoir pour objectif d’améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. Quant aux supposés dispositifs de co-enseignement, de remédiation, ou d’aide à la réalisation de projets, ils ne seront financés qu’en confisquant du temps à l’ensemble des disciplines. Les fameux « harvard du pro » ne sont qu’une vitrine de cette réforme dont personne n’est dupe. Sur les 78 campus des métiers seuls 4 répondent au cahier des charges et sont réellement incarnés – les autres ne sont qu’une mise en réseau d’établissements et n’ont de « campus » que le nom. Certains d’entre eux n’offrent aucune formation préparant à un CAP ou un Bac Pro et ne bénéficient donc pas aux 700 000 jeunes scolarisé-es dans la voie pro. Le « prestige » et « l’excellence » annoncés à grands coups médiatiques ne sont qu’une opération de communication pour tenter de masquer les graves dangers des autres mesures.

Pour les CAP, le dispositif de recrutement à effectif réduit vole en éclat. Les classes seront autant chargées que celles des baccalauréats. Pire, après le mixage des parcours et le mixage des publics, le ministre invente le mixage du temps d’enseignement. Certains jeunes passeront les épreuves après 1 an de formation, d’autres après 2 ans et certain·es après 3 ans. Mais toutes et tous seront dans les mêmes classes. Ce choix est pédagogiquement intenable et surtout révélateur du manque d’intérêt et de moyens dédiés à ces jeunes qui, pour beaucoup, relèvent de la grande difficulté scolaire ou du handicap. Pour « vendre » sa réforme aux PLP, le ministre emploie la même stratégie que lorsqu’il était le principal acteur de la réforme du bac pro 3 ans : il annonce la possibilité donnée aux PLP d’être affecté-es en BTS. Le SNUEP-FSU acte positivement cette annonce mais reste lucide. Très peu de PLP seront concernés et la grande majorité des collègues continuera à enseigner au niveau V et IV en voyant leurs conditions de travail se dégrader.

Le SNUEP-FSU dénonce l’ensemble de ce projet qui, ce n’est pas un hasard, est présenté au moment où la profession est fortement mobilisée par les examens. Ces mesures sont inacceptables et entraveront l’avenir scolaire et professionnel des jeunes. Elles laissent aussi apparaître la volonté manifeste de s’attaquer au statut des PLP pour leur en demander toujours plus. Le SNUEP-FSU informera massivement les personnels et s’engage à créer les conditions de mobilisation pour une autre réforme respectueuse de l’engagement au quotidien des PLP.


Mouvement intra-académique : des avancées et des vérifications.

Ce matin, mercredi 23 mai 2018, a eu lieu l’ouverture du Groupe de Travail sur les vœux et barèmes de l’ensemble des personnels d’enseignement, d’orientation et d’éducation ayant fait une demande de mutation dans l’académie de Toulouse.

Les avancées obtenues par la FSU (SNUEP, SNES, SNEP) :

– 43 demandes de mutation n’avaient pas été prises en compte car les confirmations avaient été envoyées hors délai. Pour partie d’entre elles, ce retard était le fait de l’établissement et non du demandeur. La FSU a obtenu que ces situations soient examinées en GT et corrigées lorsque l’administration de l’EPLE porte seule la responsabilité de l’envoi hors délai. Pour les PLP, six demandeurs devraient donc réintégrer le mouvement.

– Pour ce qui est du traitement des demandes au titre de situations familiales (rapprochement de conjoint, séparation, enfants, autorité parentale conjointe, situation de parent isolé) : la FSU a obtenu que tous les candidats à mutation soient destinataires d’un mail du rectorat. Ce message permettra à tous ceux qui ont fait valoir une situation familiale sur leur « confirmation de vœux » (envoyée avant le 10/04/2018), et qui n’ont pas bénéficié des bonifications de points correspondantes, de prendre contact avec la DPE avant le 30 mai 2018 pour faire part de leur situation.

Grâce à l’action de la FSU, de nombreux collègues obtiendront des bonifications familiales qu’ils n’avaient pas du fait de la rigidité de l’administration (circulaire académique).

À l’issue de cette ouverture a eu lieu, à 14 heures, le GT spécifique aux PLP où siège le SNUEP-FSU pour examen de toutes les situations particulières. Les barèmes de 49 demandeurs sur 452 ont été modifiés lors de ce GT. Au vu des évolutions obtenues le matin même lors de l’ouverture et en fonction des contrôles préalables effectués pour un traitement équitable de toutes les demandes, les commissaires paritaires du SNUEP-FSU sont à l’initiative de 80% des modifications de barème  (39 demandeurs sur 49). Les 20%  restants sont le fait de l’administration ou des autres organisations syndicales.

À vous de juger de l’utilité et l’efficacité des commissaires paritaires du SNUEP-FSU qui rappellent leur attachement à l’équité de traitement et au respect du paritarisme afin que tous les collègues aient droit aux mêmes délais, mêmes conseils et mêmes règles.


COMMUNIQUÉ (Paris, le 22 mai 2018)

Mathieu, PLP génie mécanique et militant du SNUEP-FSU, reconnu personnalité 2018 par l’Express

 La détermination et l’engagement au quotidien de tout-es les militant-es à tous les niveaux font la force et la reconnaissance du SNUEP-FSU – dorénavant incontournable dans le paysage syndical de l’enseignement professionnel public. La lutte extrêmement difficile menée au lycée Gallieni par Mathieu Perion et l’ensemble des collègues PLP de l’établissement appuyée par l’équipe du SNUEP-FSU Toulouse a été remarquable à plus d’un titre. Elle est aujourd’hui connue par l’ensemble de la profession et vient d’être consacrée par le journal l’Express.

Mathieu, militant du SNUEP-FSU, a été choisi parmi les 100 personnalités de l’année 2018 par le journal l’Express. Le SNUEP-FSU se félicite de ce choix et rappelle combien le combat de tous les militant-es est important : améliorer les conditions de travail des personnels, renforcer la qualité des formations dispensées dans les établissements, élargir l’offre de formation sur l’ensemble du territoire sont des conditions indispensables pour l’avenir des 700 000 jeunes scolarisés dans la voie professionnelle scolaire. Au delà, elle est aussi indispensable à l’émergence d’une société plus juste et plus solidaires.



COMMUNIQUÉ (Paris, le 18 mai 2018)

NON à la déstructuration de l’enseignement professionnel public au profit de l’apprentissage

 Ces deux modes de formation initiale coexistent depuis longtemps, mais les contenus du projet de loi présenté au Conseil des ministres le 27 avril 2018 et les déclarations du gouvernement visent essentiellement à disqualifier la voie professionnelle scolaire pour mieux servir les intérêts des organisations patronales dans leur volonté de faire main basse sur l’enseignement professionnel au sein de l’École. Ainsi l’apprentissage est utilisé pour remettre en cause l’enseignement professionnel scolaire. Beaucoup de points dans ce projet de loi expriment la volonté de favoriser l’apprentissage et de marginaliser l’EPP. Et n’en doutons pas, les déclarations du gouvernement se traduiront par des décrets, arrêtés et circulaires administratives qui iront tous dans le même sens. Dans les 124 pages du projet de loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnelle lycée professionnel n’est cité qu’UNE SEULE FOIS. Ainsi le texte précise que “chaque année, pour chaque centre de formation d’apprentis et pour chaque lycée professionnel, les taux d’obtention des diplômes ou titres professionnels visés, de poursuite de parcours en formation, et d’insertion professionnelle à la suite des formations dispensées sont rendus publics“. Certes, toutes les déclarations médiatiques convergent pour ressasser que le taux d’insertion professionnelle des apprentis est meilleur par rapport à celui des élèves des lycées professionnels. Mais la mise en avant de ces données, dans le projet de loi, est faite essentiellement pour dénigrer l’enseignement professionnel sous statut scolaire. En effet, cette manipulation législative a ses limites car ces chiffres ne prennent pas en compte les taux de rupture de contrats d’apprentissage qui restent très élevés (29 % pour les Bac pro et BP et 38,1% pour les CAP et BEP)1. Imaginons un seul instant que le LP ne garde que les 2/3 de ses élèves dès la première année !! Ces taux d’insertion ne prennent pas en compte non plus la sélection ethnique, sociale et sexuée déjà opérée en amont de ce type de contrat. Pour rappel, selon le dernier rapport annuel de performance, si près de 72 % des jeunes entrant en CAP par voie scolaire obtiennent leur diplôme, ils et elles ne sont que 61 % par la voie de l’apprentissage. En baccalauréat professionnel, près de deux tiers des élèves entrant en formation obtiennent leur diplôme alors qu’un seul apprenti sur deux l’obtiendra.

Le SNUEP-FSU s’insurge contre cette « révolution copernicienne » qui a pour seul objectif la privatisation d’une part importante de notre système d’éducation nationale. Pour le SNUEP-FSU, la décision de communiquer les taux d’insertion professionnelle ne représente pas une solution aux questions de l’orientation. Cette unique communication est malhonnête car elle cache d’autres données importantes. Si elle se fait, les taux d’abandon et de poursuite d’études en fonction de la voie doivent aussi être rendus publics, sans biais. Pour autant, le SNUEP-FSU refuse que les informations de l’orientation soient guidées par un adéquationnisme illusoire qui biaise le choix du jeune.

 1- DARES Résultats N° 057 Septembre 1017.


Communiqué FSU : les Lilas le 16 mai 2018

Rapport sur la fusion des académies

Dans un rapport publié le 13 mai, l’Inspection générale de l’éducation nationale fait un bilan de la mise en œuvre des régions académiques créées en 2015, dont elle tire la conclusion qu’il est nécessaire d’aller plus loin. Ce rapport préconise d’arriver à l’horizon 2021 à 13 académies métropolitaines dont la carte se superposerait à celle des 13 nouvelles régions, chaque région académique devant élaborer un projet académique de fusion. Les précautions des rapporteurs ne masquent pas que l’un des objectifs à terme est de modifier le périmètre de gestion des personnels, en commençant par des “petites régions” comme la Normandie ou les Hauts de France. Le rôle de l’administration centrale serait recentré sur le pilotage et la conception et « les recteurs [devraient] voir renforcer leurs compétences en matière de gestion de personnels avec la déconcentration au niveau académique de tous les actes de gestion ». La question du mouvement des personnels du second degré et de leur recrutement est clairement identifiée. Le rapport préconise également de réexaminer la carte des circonscriptions du 1er degré, d’expérimenter de nouvelles formes d’organisation territoriale et d’aborder la question du statut des écoles et de leurs directions. Ce ne sera pas sans conséquence sur la gestion des personnels du premier degré qui perdrait l’expertise de proximité.

Le ministère doit annoncer ses arbitrages pour le début du mois de juin.

La FSU intervient pour défendre le modèle académique, contre les fusions envisagées dont elle interroge le sens et la pertinence. En effet, outre les mutualisations de service et de moyens, et les économies d’échelle ainsi recherchées, cette réorganisation territoriale s’inscrit dans la perspective de donner toujours plus de compétences aux régions pour les inscrire dans le schéma européen. Les inégalités territoriales, l’accompagnement des personnels, les conditions de réussites des élèves sont absentes du rapport. En quoi des académies plus grandes, pouvant atteindre 2 millions d’élèves permettront au système éducatif de mieux remplir son rôle ?

La FSU défend que les politiques publiques en matière d’éducation doivent être définies nationalement et les cadres de gestion des personnels rester pilotés concrètement par le ministère. Pour la FSU, la régionalisation de l’éducation, à laquelle la rapport conduit, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications.


Déclaration Intersyndicale

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GREVE DU 22 MAI

Voici le tract à diffuser largement :

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Communiqué FSU, les Lilas le 14 mai 2018

17 mai 2018 et Marches des fiertés LGBT : défiler pour l’égalité et contre les violences

Le 17 mai 2018 marquera le 5e anniversaire de la loi ouvrant le mariage à tous les couples. Si l’on peut se réjouir de cette avancée législative, l’égalité pleine et entière n’est pas acquise pour autant, et les actes et propos lgbtphobes continuent d’alimenter les faits divers, voire certains discours politiques. Cette violence s’exprime parfois jusque dans les établissements scolaires. Dans ce contexte, on ne peut que déplorer les signaux envoyés par Emmanuel Macron aux opposant-es à l’égalité des droits. Non content d’avoir évoqué les « humilié-es » de la Manif pour tous pendant sa campagne, le Président a adopté dernièrement devant la conférence des évêques une attitude très compréhensive pour les positions réactionnaires de l’Église… Enfin, les États Généraux de la bioéthique ont surtout fourni une vitrine aux anti-PMA : La Manif Pour Tous et Alliance Vita ont mobilisé leurs troupes pour parasiter les débats et imposer leurs arguments pré-formatés, au point que les familles homoparentales s’y sont peu manifestées, de crainte d’être stigmatisées comme ce fut le cas dans plusieurs réunions. Et cette humiliation-là, ces violences-là, M. Macron ne les dénonce pas.La FSU réaffirme sa revendication d’accès à la PMA pour toutes les femmes, dans une optique d’égalité des droits. En ce qui concerne l’éducation, elle rappelle que l’école doit non seulement lutter contre toutes les discriminations, mais aussi éduquer toutes et tous à l’égalité, afin de permettre l’émancipation de chacun-e quels que soient son sexe, son identité de genre, son orientation sexuelle, sa couleur de peau, son origine… Pour l’avènement d’une société de droits égaux pour toutes et tous, pour que cessent les discriminations et les violences, il est important de rendre visible ce combat en étant largement présent-es dans la rue, pour l’égalité. C’est pourquoi la FSU appelle à participer aux rassemblements à l’occasion du 17 mai, ainsi qu’aux Marches des fiertés LGBT.


 GREVE DU 22 MAI : la FSU appelle à y participer nombreuses et nombreux !

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Consultez la circulaire sur l’accès à la HORS-CLASSE : http://toulouse.snuep.fr/wordpress/carrieres-et-droits/titulaires/promotions/hors-classe-2018/

Consultez la circulaire sur l’accès à la classe EXCEPTIONNELLE : http://toulouse.snuep.fr/wordpress/classe-exceptionnelle/


 Voici l’appel intersyndical à la grève du 22 mai 2018

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COMMUNIQUÉ (Paris, le 12 avril 2018)

Révolution copernicienne en marche dans la voie professionnelle, amplifier la mobilisation

 Depuis plusieurs semaines, des lycées professionnels sont mobilisés pour accuser un manque criant de moyens pour la prochaine rentrée. Certains dénoncent un climat scolaire qui se détériore quand d’autres luttent contre des injonctions locales qui se multiplient – comme celles émanant d’équipes d’inspections qui imposent aux collègues des fusions de filières en seconde ou des colorations de diplômes. La médiatisation des difficultés majeures que rencontrent bon nombre de lycées professionnels implique que dorénavant le ministère ne peut plus faire comme s’il ne savait pas. Renforcer la voie professionnelle scolaire en lui donnant les moyens de remplir ses missions de service public d’Éducation pour permettre à tous les jeunes des parcours de réussite est une urgence et une exigence sociale. Or le ministère en a décidé autrement : une grande partie des 2600 suppressions de postes prévues dans le second degré impactera fortement les lycées professionnels. Dans le même temps, le gouvernement persiste à promouvoir l’apprentissage au détriment de la voie scolaire. Les orientations du projet de loi sur la formation professionnelle mettent en concurrence brutale ces deux systèmes au sein même des LP. Cela détériorera l’accès à un premier niveau de qualification pour les jeunes et les conditions de travail des enseignant-es.

Le SNUEP-FSU est aussi extrêmement inquiet des arbitrages à venir sur la voie professionnelle scolaire et refusera la mise en place des secondes “familles de métiers” qui déprofessionnaliseraient les filières impactées. Le ministère a donné la consigne aux recteurs et rectrices de réduire drastiquement les filières GA à la rentrée 2020. Les personnels victimes de cette décision ne bénéficieront donc pas du temps nécessaire à un plan ambitieux de formation ou de reconversion. Le SNUEP-FSU rappelle que les personnels et les jeunes ont déjà été sacrifiés dès la création de ce baccalauréat en raison d’une conception des savoirs et des certifications complètement hors sol. Le SNUEP-FSU exige qu’un bilan objectif de ce diplôme soit publié et qu’une réflexion globale soit menée afin de donner de véritables perspectives aux jeunes comme aux personnels en amont de toute décision. La transformation de la formation professionnelle participe aux mêmes objectifs des réformes du baccalauréat, des lycées généraux et technologiques, de l’orientation, de l’accès aux études supérieures : elle instaure une sélection partout et tend vers une marchandisation de l’École. Ce sont les jeunes, notamment les plus défavorisés, qui paieront le prix fort de ces choix politiques. C’est pourquoi, le SNUEP-FSU appelle à soutenir les mobilisations en cours et à venir, notamment celles des 19 avril et 3 mai prochain dans l’Éducation.

 Le SNUEP-FSU témoigne sa solidarité aux agent×es de la SNCF en lutte pour un service public du transport ferroviaire synonyme d’amélioration de l’accessibilité et de la sécurité pour les voyageurs et non de soumission aux seules injonctions du profit économique. Les mêmes logiques sont à l’œuvre dans l’ensemble de la Fonction publique. Après la réussite du 22 mars, les mobilisations continuent à se construire avec les personnels pour une véritable revalorisation salariale des fonctionnaires. Le SNUEP et la FSU appellent tous les agent-es des LP, SEP, EREA et SEGPA à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 22 mai prochain à l’initiative de 7 fédérations de fonctionnaires ainsi qu’aux actions et initiatives locales qui précéderont.


 Communiqué de presse – Les Lilas le 9 avril 2018

Aujourd’hui s’est tenue à la Fonction publique la première réunion sur le dialogue social. Le gouvernement persiste à vouloir positionner les discussions essentiellement sur la nécessité de réduire le nombre d’instances et de réduire leurs prérogatives, alors que toutes les organisations syndicales ont dit, le 4 avril dernier, leur désaccord sur l’orientation, la méthode et le calendrier soumis dans le projet de document d’orientation.

Le calendrier proposé en fin de séance illustre bien le malentendu qui existe dans la Fonction publique en matière de dialogue social. Il est à l’inverse des discussions qui ont eu lieu durant toute la matinée, en proposant l’examen des instances avant toute réflexion sur le dialogue social et son fonctionnement, et en ne tenant aucun compte des réflexions et propositions faites par les organisations syndicales…

Pour la FSU les enjeux sont pourtant essentiels, il s’agit de retrouver un vrai dialogue social, respectueux du rôle des organisations syndicales et des représentant.e.s des personnels. A la veille d’élections professionnelles dans la Fonction publique, elle ne peut souscrire à un projet qui réduit les prérogatives et minimise le rôle de ces instances où se discutent la situation des agent.e.s et le fonctionnement des services, c’est une condition de l’adaptabilité de la Fonction publique qui fait sa modernité.


 Une pétition vient d’être mise en ligne contre le démantèlement l’ONISEP, la suppression des CIO et le transfert de l’orientation aux régions, n’hésitez pas à la signer :

https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-touche-pas-%C3%A0-mon-cio-78d758c3-5371-405f-a566-0636f8a5a98b


COMMUNIQUÉ Paris, le 26 mars 2018

Fonction Publique : amplifier la mobilisation

Le SNUEP-FSU se félicite de la mobilisation lors de la journée nationale de grève et de manifestations sur la Fonction Publique du 22 mars. Quoi qu’aient pu en dire un certain nombre de mass médias, les salarié·es sont toujours plus nombreuses et nombreux, engagée·es dans la grève et dans les cortèges. Les fédérations syndicales de la Fonction Publique se réuniront le mardi 27 mars pour déterminer les suites à donner à ce mouvement. La FSU et les syndicats de fonctionnaires mobilisés ont d’ores et déjà obtenu l’avancée du rendez-vous salarial au mois de juin – ce dernier étant initialement prévu en octobre Pour peser dans les discussions et permettre le dégel de la valeur du point d’indice, l’abandon de la journée de carence et la mise en œuvre du protocole PPCR, le SNUEP-FSU appelle les personnels de lycées professionnels à se réunir dans les établissements. À l’heure où le gouvernement souhaite remettre en cause les modalités de d’élaboration de nos salaires, les CHSCT dans la fonction publique, nos statuts et restreindre toujours plus l’emploi public, le SNUEP-FSU considère que c’est au plus tôt que la riposte syndicale doit être menée. C’est ensemble avec la profession que nous devons amplifier la mobilisation. Les statuts de la Fonction Publique sont avant tout des garants incontournables d’un service public de qualité sur l’ensemble du territoire pour toutes et tous.


COMMUNIQUÉ Paris, le 26 mars 2018

Professeurs de LP : des enseignant-es en voie de disparition ? Examens réservés 2018 : 484 postes perdus !

 Mis en place par la loi du 12 mars 2012, le dispositif Sauvadet de recrutement réservé aux contractuel-les avait pour ambition de résorber la précarité des enseignant-es. La session 2018 était la dernière année prévue par ce dispositif. Le moins que l’on puisse dire est que les résultats s’avèrent catastrophiques ! Pour exemple, sur 695 postes ouverts cette année, seulement 211 ont été pourvus, laissant 7 postes sur 10 vacants. Depuis 2013, au total 2 271 postes sur 5 773 ouverts n’ont pas été pourvus soit près de 2 postes sur 5 ! L’échec de ce dispositif dans l’enseignement professionnel est sans appel !

Pour le SNUEP-FSU, les conditions d’accès à ce dispositif, trop restrictives, ont écarté un nombre important des contractuel-les de la titularisation. Il faut ajouter à cela un accompagnement bien souvent insuffisant voire quasi inexistant des candidat-es dans la préparation de ce concours. Plutôt que de chercher les causes de cette crise de recrutement profonde et durable, nul doute que le gouvernement y voit un levier pour réduire encore le nombre de postes dans l’enseignement professionnel public, déjà amputé cette année de 430 postes aux différents concours.

Pour le SNUEP-FSU, il devient urgent de mettre en place un groupe de travail sur le recrutement des enseignant-es de la voie professionnelle et de lancer une réflexion sur les pré-recrutements qui permettrait de renouveler le vivier des PLP. Avec plus d’un enseignant-e sur dix non titulaire dans les lycées professionnel, l’urgence est aussi à la mise en place d’un véritable plan de résorption de la précarité via la titularisation. Le gouvernement ouvre actuellement des discussions dans la Fonction publique. Les propositions d’ores et déjà avancées révèlent qu’il veut tenter d’imposer le recours au contrat en lieu et place des statuts. Le SNUEP-FSU s’oppose fortement à cette volonté car, au-delà de la protection des personnels, les statuts sont des garanties incontournables pour mettre en œuvre un service public d’Éducation de qualité pour tous les jeunes sur l’ensemble du territoire.


COMMUNIQUÉ Paris, le 15 mars 2018

D’autres mesures pour renforcer la voie professionnelle

Reçu en audience le 14 mars, le SNUEP-FSU a alerté le ministre de l’Éducation nationale sur les dangers que représentent certaines préconisations du rapport Calvez-Marcon si elles devaient être arbitrées. Certaines d’entre-elles risquent de déstabiliser fortement la voie professionnelle scolaire sans améliorer les parcours de réussite des jeunes. Le SNUEP-FSU y voit aussi une instrumentalisation des lycées professionnels pour permettre au gouvernement d’atteindre ses objectifs en matière de développement de l’apprentissage aux niveaux IV et V. D’ores et déjà, les personnels expriment leur profonde inquiétude et dénoncent une partie des préconisations à l’opposé de l’objectif affiché prétendant « revaloriser » la voie professionnelle. La volonté d’imposer l’implantation d’UFA dans tous les LP fait aussi peser de graves menaces sur le statut des PLP.

Le SNUEP-FSU a rappelé que la mise en place de secondes à « familles de métiers » impliquera inéluctablement une déprofessionnalisation des formations qui sera préjudiciable à l’insertion des jeunes. La généralisation de cette mesure, qui implique de fait la transformation d’un bac pro en 3 ans en un bac pro en 2 ans, déstructurera complètement certaines filières opérantes dont les savoirs professionnels sont reconnus et où les poursuites d’études sont satisfaisantes. Si elle devait être retenue cette mesure amplifiera les difficultés rencontrées avec le bac GA sur l’ensemble de la voie professionnelle. Le SNUEP-FSU s’oppose à la mesure sur les PFMP qui pourraient s’effectuer en seconde dans les établissements et dont l’organisation serait laissée à la discrétion des établissements, pour l’ensemble des classes. Le SNUEP-FSU a signalé sa forte inquiétude concernant le choix d’un module « insertion professionnelle » ou « poursuite d’études » en classe de terminale. Il a rappelé que le bac, même professionnel, devait rester le premier grade universitaire et que le choix d’un module plutôt qu’un autre ne devait pas fermer l’accès à une poursuite ou une reprise d’études des jeunes.

Lors de cette audience, le SNUEP-FSU a émis des propositions pour renforcer la voie professionnelle scolaire en se basant sur les revendications exprimées par les personnels. La seconde est une classe centrale dans le parcours des jeunes et nécessite des conditions d’études améliorées. Un dédoublement systématique de tous les enseignements permettrait aux personnels de remédier aux nombreuses difficultés concentrées sur cette classe.

Une révision des programmes est nécessaire, comme une révision de certains référentiels d’activités professionnelles (RAP), pour réintroduire des savoirs généraux et professionnels ambitieux permettant aux jeunes de trouver du sens dans leur formation. Dans ce cadre, les formations proposées et les diplômes professionnels doivent être liés à un métier identifiable et reconnu. Certains LP alertent depuis longtemps sur leurs difficultés et se retrouvent parfois dans des situations d’une extrême gravité. Une carte nationale de l’éducation prioritaire doit rapidement être mise en œuvre pour identifier les établissements qui doivent bénéficier de moyens et de mesures supplémentaires pour faire réussir tous les jeunes. Les élèves de LP sont des lycéen-nes comme les autres et méritent de bénéficier en terminale d’un enseignement de philosophie, dont les enseignements et les modalités certificatives doivent être adaptés.

Si le ministre déclare régulièrement reconnaitre le travail des professeurs de lycée professionnel, cela doit aussi se traduire sur la fiche de paie. Le SNUEP-FSU a insisté pour que le ministre remédie à la profonde injustice que représente l’exclusion des PLP du système de pondération effectif pour les enseignant·es de lycée général et technologique en charge de classes à examen. Le SNUEP-FSU continuera de porter la parole des personnels de la voie professionnelle publique sous statut scolaire au long des deux semaines qui nous séparent des arbitrages du ministre. Il revendiquera des mesures ambitieuses pour renforcer la voie professionnelle scolaire, pour améliorer les conditions de travail des personnels et permettre à tous les jeunes d’accéder à un premier niveau de qualification par un diplôme.


  

COMMUNIQUÉ Paris, le 14 mars 2018

Lycée Gallieni de Toulouse  : des annonces qui doivent se concrétiser, un engagement à long terme est nécessaire

 Alors que les personnels se sont massivement mobilisés pour dénoncer les graves dysfonctionnements du lycée professionnel Gallieni de Toulouse, le SNES-FSU et le SNUEP-FSU ont rappelé au ministre, à plusieurs reprises, l’urgence de la situation. Nos organisations syndicales ont porté les revendications des personnels et rappelé la nécessité de mesures à mettre en œuvre rapidement. Lors de son déplacement au lycée le 9 mars dernier, le ministre s’est engagé à agir dès la rentrée 2018 pour améliorer les conditions de travail des personnels et d’études des élèves. Il a annoncé des mesures pour alléger les effectifs (notamment en classe de seconde), pour renforcer le travail de la vie scolaire et pour financer des projets éducatifs portés par les personnels.

Le SNUEP-FSU et le SNES-FSU actent positivement ces premiers engagements et resteront vigilants quant aux moyens dédiés pour leur mise en œuvre. Au-delà de ces annonces, une remise à plat de la carte des formations professionnelles et de la carte scolaire est nécessaire pour tendre vers une plus grande mixité filles/garçons et une plus grande mixité sociale. Cette situation d’une extrême gravité, vécue par les personnels du lycée Gallieni, ne doit plus jamais advenir ni à Toulouse ni ailleurs. C’est pourquoi, le SNES-FSU et le SNUEP-FSU rappellent l’urgence de rétablir une carte nationale de l’éducation prioritaire. Il est nécessaire de flécher des moyens pérennes pour permettre aux personnels de dispenser des formations de qualité à tous les jeunes et de leur permettre d’accéder à un premier niveau de qualification par un diplôme dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire.


MUTATION INTRA ACADEMIQUE : SIAM est ouvert du 12 au 28 mars 2018.

Contactez nous pour avoir des informations et des conseils.

Retrouvez la circulaire dans la page “Mutation INTRA 2018” 


Voici le tract à diffuser sans retenue pour le 22 mars 2018

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Voici le communiqué de presse commun des fédérations de fonctionnaires sur la JOURNEE du 22 MARS 2018

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COMMUNIQUÉ

Paris, le 22 février 2018

AVIS DE TEMPÊTE

 Un rapport Céline Calvez – Régis Marcon pour fragiliser la voie professionnelle scolaire

 Le SNUEP-FSU a pris connaissance du rapport Calvez-Marcon. Il n’en partage pas du tout la finalité qui prône l’excellence de quelques-un·es tout en fragilisant la réussite de tou·tes. Quasiment l’ensemble des mesures font des lycées professionnels des « sas » pour préparer les jeunes non pas à un métier mais à entrer en apprentissage. C’est une transformation d’ampleur qui est préconisée ici. Elle aura des incidences sur l’ensemble de la voie professionnelle scolaire : modification des parcours, des contenus et des certifications. Davantage qu’avec la réforme de 2009, le fonctionnement de nos lycées s’en trouvera profondément modifié. Le rapport nie la spécificité de l’enseignement professionnel qui aujourd’hui dispense des enseignements généraux et professionnels équilibrés permettant une formation globale des jeunes. Si les préconisations de ce rapport sont mises en œuvre, elles auront de graves conséquences pour les jeunes et les enseignant·es.

Avec la mise en place d’une seconde organisée en famille de métiers, les lycéen·nes perdront encore une année de formation en Bac pro. On passerait donc d’un bac pro en 3 ans à un bac pro en 2 ans ! Cela est en complète contradiction avec l’objectif d’améliorer leur insertion professionnelle. Les jeunes ne passeront plus le CAP ou le BEP comme diplôme intermédiaire. Ils obtiendront un baccalauréat moins professionnel qui ne leur permettra pas pour autant d’améliorer leur poursuite d’étude. Sous couvert d’innovation pédagogique, les professeur·es de lycée professionnel (PLP) seront contraint·es, comme en 2009, de bricoler des référentiels pour mettre en œuvre ces secondes mais aussi les expérimentations imposées, ou encore les périodes de formation en milieu professionnel différentiées en fonction des diplômes préparés et des niveaux de classes. Les disciplines d’enseignement général seront sommées de répondre au seul objectif de développer quelques compétences sociales. Les modifications proposées en termes de certification auront immanquablement des conséquences néfastes en termes de conditions de travail.

 Le SNUEP-FSU dénonce les bases sur lesquelles ce rapport a été construit. Celui-ci répond aux exigences des organisations patronales plutôt que de proposer des dispositifs pour améliorer et sécuriser le parcours des élèves. Les mêmes causes auront les mêmes effets : c’est une véritable dévalorisation de la voie professionnelle qui est en marche. Le SNUEP-FSU participera aux concertations pour porter un projet alternatif. Pour le SNUEP-FSU, il y a urgence à développer et conforter le modèle de l’enseignement professionnel public en y dédiant les moyens. Il faut améliorer la réussite des jeunes en leur permettant de suivre le cursus de formation jusqu’à l’obtention du diplôme. Il faut aussi enfin revaloriser les salaires et conditions de travail des PLP qui s’engagent au quotidien pour la réussite de tou·tes ces jeunes.


COMMUNIQUÉ
Paris, le 12 février 2018

Réforme de l’apprentissage : des arbitrages politiques dangereux pour les jeunes et pour la voie professionnelle scolaire !

Depuis 10 ans les politiques volontaristes de développement de l’apprentissage n’ont fait qu’accentuer le chômage des jeunes et accroître le nombre de jeunes sans solution d’emploi ni de formation. Pourtant, le gouvernement persiste : « Les 20 mesures concrètes pour transformer l’apprentissage en France » révèlent son obstination irrationnelle pour renforcer des dispositifs inopérants et inefficaces. Plutôt que de chercher à mettre en œuvre une formation professionnelle méthodique et complète, il fait le choix de dégrader les conditions d’études des jeunes. Par ce choix, le gouvernement dévalorise à nouveau, de façon irresponsable, la voie professionnelle publique sous statut scolaire. C’est pourtant la seule solution pour sécuriser la formation professionnelle des jeunes : sans discrimination, sans sélection, avec des taux de ruptures nettement moindres qu’en apprentissage, la voie scolaire permet chaque année de valider par un diplôme le premier niveau de qualification obtenu par environ 250 000 jeunes.

 En premier lieu, Edouard Philippe annonce l’implantation d’une UFA dans tous les LP : cela aura des conséquences délétères sur les conditions de travail des enseignant×es et sur les conditions d’études des jeunes. Ces implantations vont instaurer une mise en concurrence brutale entre les voies de formation et entre les filières dans les établissements ; le statut des Professeurs de lycée professionnel (PLP) sera remis en cause. Le gouvernement répond favorablement au MEDEF qui exige de pouvoir embaucher des apprenti×es tout au long de l’année. Ce choix implique des entrées/sorties en formation à tout moment et va désorganiser fortement les enseignements et les examens.

 Le 1er Ministre entend également poursuivre le développement des Campus des Métiers pour favoriser les allers/retours entre les LP et les CFA. Outre le fait que ces campus sont créés pour répondre principalement aux besoins économiques locaux, sans vraiment se préoccuper des attentes des jeunes en termes de formation, le développement de telles « vitrines » sera préjudiciable aux autres établissements qui seront siphonnés de leurs moyens et de leur public. Vouloir confier l’orientation professionnelle aux régions va évidemment dans ce sens, ces dernières disposant ainsi d’un outil pour canaliser les flux d’élèves vers les formations qu’elles voudront prioriser – une fois de plus les demandes des familles et des jeunes en matière d’affectation sont complètement méprisées. D’autant que ces mêmes régions organiseront des journées d’information à destination des élèves de 4ème, 3ème, 2nde et 1ère, ce qui leur permettra de faire une promotion outrancière de l’apprentissage au détriment de la voie scolaire.

 La rédaction des référentiels d’activités professionnelles (RAP) et de compétences va être confiée aux seules branches professionnelles qui décideront avec l’État des règlements d’examen et des référentiels de formation. Le SNUEP-FSU dénonce fermement la perte d’ambition pour les diplômes délivrés par l’Éducation Nationale : les employeurs souhaitent limiter les savoirs, notamment ceux liés à la culture générale et citoyenne, au profit de compétences qu’ils prétendent transversales, souvent floues, et centrées sur leurs besoins immédiats. Une classe de prépa-apprentissage sera proposée aux jeunes qui désireraient s’orienter vers cette voie de formation sans avoir encore réussi à signer de contrat. Cette prépa-apprentissage se déroulera “prioritairement” dans les CFA, mais pourra toutefois exister aussi dans les lycées. Cette décision arbitraire jamais discutée, ni avec la profession, ni avec les organisations syndicales démontre surtout que les sortant×es de collège ne sont pas prêts à intégrer le monde du travail dans les conditions souhaitées par les employeurs. Comme rien n’est dit sur les contenus qui y seront enseignés, il est à craindre que ces classes ne servent qu’à formater les jeunes aux “savoir-être” attendus par le patronat. Enfin, la réglementation des conditions de travail sera revue pour déroger aux 35 heures et permettre aux apprenti×es de travailler sur des horaires atypiques. Ces dernier×es sont déjà 80 fois plus exposé×es aux accidents du travail que les lycéen×nes professionnel×les. Toute aggravation des conditions de travail des apprenti×es ne pourra qu’accroître ce phénomène.

 Le SNUEP-FSU rappelle que valoriser la formation professionnelle initiale consiste à renforcer les savoirs professionnels et généraux ainsi que les dispositifs qui permettent de mieux préparer les jeunes à appréhender leur futur métier. En aucune façon, comme cela est le cas avec les mesures annoncées, ce ne doit être une mise en concurrence injuste et dangereuse dans le but de fragiliser toujours plus le service public d’Éducation et de répondre aux besoins des organisations patronales en main d’œuvre bon marché voire gratuite.

Le SNUEP-FSU dénonce ces propositions ainsi que leurs conséquences sur les jeunes et la voie professionnelle publique. C’est le service public de la formation professionnelle scolaire qui doit être conforté et renforcé. Il permet un meilleur taux d’accès au diplôme et contribue davantage à éviter les sorties sans qualification. De plus, il offre une formation méthodique et complète assumant ainsi la double finalité des diplômes : poursuite d’études et insertion professionnelle.


Voici l’appel inter-syndical pour la journée d’action du 22 mars 2018 :

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Voici l’appel lancé par le SNUEP-FSU suite à la journée du 08/02/2018 “Pour la voie professionnelle”

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 GREVE DU 06 FEVRIER 2018 : RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT DE TOULOUSE à 14h00. 

Le 6 février, le SNUEP-FSU et le SNES-FSU, rejoints par d’autres, appellent à la grève dans le second degré.

AUGMENTATION DES SALAIRES : IL Y A URGENCE
L’APPRENTISSAGE CONTRE LES LYCÉES PROFESSIONNELS
VERS UN PROJET INACCEPTABLE POUR L’ENSEIGNEMENT PRO

Pour toutes ces raisons,
les PLP doivent maintenant passer à l’action !
Exigeons ensemble la reconnaissance de notre travail indispensable pour l’avenir scolaire et professionnel des jeunes.


Interview de Mathieu Périon, PLP représentant du SNUEP-FSU et de Fabian Berges du SGEN-CFDT

C à Vous Un lycée en état de guerre 01/02/2018


La mort programmée du bac pro GA ? Et d’autres formations sous statut scolaire ?

Alors que la première promotion de bacheliers GA n’a pas 3 ans (juin 2015) le Ministère relayé par l’académie décide de diminuer les capacités d’accueil de GA (voir liste ci-après). Au CTA du 24 janvier, les services du rectorat reconnaissaient, répondant à une question posée par le Snuep-FSU, que les diminutions seraient poursuivies en première et terminale et toucheraient d’autres établissements en seconde, l’an prochain. La FSU et FO ont voté contre ces mesures, le Sgen-CFDT et l’UNSA se sont abstenus.

Le SNUEP-FSU a sollicité une audience auprès du vice-doyen des IEN en charge des GA pour obtenir des précisions sur le devenir de la filière dans notre académie.

 Il faut ajouter à cela la fermeture et le gel de 3 sections de TBORGO (Ariège, Lot et Aveyron) : cela correspond à la moitié des sections de gros oeuvre dans notre académie !!

Que vont devenir les élèves ? Que vont devenir tous nos collègues ?

Le Snuep-FSU appelle à participer massivement à la journée nationale de grève du mardi 6 février pour la défense de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.

Etablissements concernés à la rentrée 2018 soit 110 places en moins :

Toulouse Mirail 48 -> 24, Toulouse R. Naves 64 -> 32, Castelsarrasin  Jean de Prades 32 -> 24, St Gaudens Casteret 32 -> 24, Montauban Bourdelle en lien avec l’ouverture Montech : 64 -> 32 (mais ouverture à 24 à Montech donc baisse de 8), Cahors Marot 32 -> 24, Ferrières Duroux 32 -> 24. Le transfert de  section de commerce  de Bourdelle Montauban à Montech entraîne également une baisse de capacité d’accueil car on passe de 64 places à 48. Une baisse de capacité de 8 est également prévue en vente à Galliéni à Toulouse.

Voici le tract du 06 février, n’hésitez pas à le diffuser 

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TOUTES ET TOUS EN GREVE LE  6 FEVRIER 2018 !!!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE NATIONAL

Paris, le 19 janvier 2018

Soutien aux personnels du lycée Joseph Gallieni de Toulouse

Depuis mi-décembre, les enseignant-es du lycée Joseph Gallieni de Toulouse sont dans l’action : grèves, réunions de travail, contacts avec la presse… Ils lancent un « appel au secours ».

Violences, insultes, menaces, intimidations, départ de feu, dégradations et trafics sont le quotidien dans cet établissement de 11 hectares qui ne compte que 5 surveillant-es seulement en journée. Le public accueilli est difficile, sans aucun moyen supplémentaire et ce depuis plusieurs années, la situation est aujourd’hui fortement dégradée. Les élèves viennent majoritairement de collèges relevant de l’Education prioritaire.

Les demandes des personnels de l’établissement ont été méprisées ou suivies de « mesurettes ». Le professionnalisme même des enseignant-es a été mis en cause. Ce n’est pas acceptable.

Le SNUEP-FSU soutient les personnels du lycée Joseph Gallieni dans leurs actions et leurs demandes, notamment l’obtention de 5 surveillant-es supplémentaires en journée. Il appelle à soutenir les actions des collègues en signant la pétition en ligne : https://lpo312.wixsite.com/fiersdenseigner.

La situation de cet établissement conforte le SNUEP-FSU dans sa demande d’un élargissement de la carte de l’Éducation prioritaire aux lycées professionnels accueillant des publics particulièrement difficiles ou défavorisés. Il y a urgence. L’Éducation prioritaire ne doit pas s’arrêter au collège.


Communiqué académique :
Le SNUEP-FSU est depuis toujours mobilisé pour défendre nos conditions de travail. Notre organisation syndicale promeut la solidarité sous toutes ses formes et nous pensons que la mobilisation de tous les acteurs de la voie professionnelle est nécessaire face aux attaques qu’elle subit, au manque de considération des personnels et aux difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent.

Depuis la rentrée scolaire, la situation de nos collègues du lycée Gallieni de Toulouse s’est extrêmement dégradée. Notre organisation syndicale, représentée au sein des personnels enseignants de Gallieni, soutient les collègues de l’établissement. Nos secrétaire académique et représentant au CHSCT académique participent aux HIS et aux rencontres avec la hiérarchie et les instances rectorales. Ils apportent leur expérience dans l’élaboration de la lutte et dans les négociations. Mais les échanges avec l’administration sont toujours difficiles, et après 4h d’audience le mardi 16 janvier avec les services du rectorat, en présence, à la demande des collègues, d’Agnès Bernadou secrétaire académique du Snuep-Fsu Toulouse, les enseignants ont décidé de poursuivre leurs actions, les solutions proposées par le rectorat n’étant pas satisfaisantes !

Les valeurs du SNUEP-FSU de solidarité doivent pouvoir s’exprimer dans ces situations extrêmes. Nous vous proposons de signer la pétition en ligne : https://www.change.org/p/soutenez-le-lycée-gallieni-31

Et pour de plus amples informations, consultez les blogs rédigés par les collègues du lycée.

https://padlet.com/aider/g

https://lpo312.wixsite.com/fiersdenseigner


Signez la pétition demandant l’augmentation du nombre de postes aux concours du second degré.

Images intégrées 1


Retrouvez la déclaration du SNUEP-FSU Toulouse lors de la CAPA changement d’échelon qui s’est tenue le 15/12/2017 ainsi que les barres de passage accéléré aux 7ème et 9ème échelons.


CAPLP 2018 : Une pénurie bien orchestrée
Le nombre de postes proposés reste stable au concours interne (315) et au 3econcours (10 en Maths-sciences uniquement), mais ce nombre s’effondre au concours externe avec 1580 postes ouverts contre 1920 en 2017. Les suppressions programmées vont bien au-delà de la simple adéquation au nombre de postes non pourvus puisqu’elles concernent aussi des disciplines qui avaient fait le plein en 2017.
Quant aux disciplines déjà en difficulté, le ministre Blanquer y organise la pénurie d’enseignant-es. En Biotechnologies option Santé-Environnement, où le nombre de non-titulaires est important, on passe de 242 postes en 2017 à 194 et il n’y aura pas de session pour l’examen réservé (alors que 100 places étaient ouvertes l’an dernier).

Voir la suite de cet article avec le détail des chiffres par disciplines sur le site du SNUEP national


 COMMUNIQUÉ (Paris, le 1er décembre 2017)

18 % de postes en moins pour la voie professionnelle… et le ministre parle encore de sa revalorisation !

Le couperet est tombé : pour réduire la crise de recrutement, le ministère de l’Éducation a donc décidé… de moins recruter dans la voie professionnelle ! En fermant certaines sections ou en réduisant le nombre de postes aux concours, le ministre pourra peut-être se prévaloir à la rentrée d’avoir réglé le problème de recrutement en faisant le plein aux CAPLP. CQFD ! Mais le SNUEP-FSU ne laissera pas médiatiser ce tour de passe-passe !

Si le nombre de postes proposés reste stable au concours interne (315) et au troisième concours (10 en Maths-sciences uniquement), le concours externe du CAPLP voit une chute de 18 % du nombre de places : 1580 contre 1920 en 2017. Le ministère avait annoncé vouloir ouvrir des postes en fonction des capacités de recrutement, c’est-à-dire du nombre de postes pourvus l’an dernier, mais il n’en est rien ! Ainsi, dans les disciplines où tous les postes offerts l’an dernier avaient été pourvus, le ministère offre moins de places en 2018. Dans les disciplines déjà en difficulté, le message est clair : le ministère organise la pénurie d’enseignant-es. En Biotechnologies option Santé-Environnement, on passe de 242 postes en 2017 à 194 et il n’y aura pas de session pour l’examen réservé (où 100 postes étaient ouverts l’an dernier) alors même que le nombre de non-titulaires dans cette discipline est important.

Ces choix politiques confirment que le fameux slogan « valoriser la voie professionnelle » est un mensonge. Cette affirmation n’est pas viable sans un recrutement massif d’enseignant-es pour faire face aux besoins du terrain. Restreindre le nombre de postes ouverts aux concours est irresponsable ! Réduire le nombre de postes aux concours, c’est augmenter toujours plus le recours à la précarité, aux personnels contractuel-les moins rémunéré-es et bien souvent non formé-es. Avec 90 postes en moins ouverts à l’examen réservé (695 contre 785 l’an passé), des contractuel-les, réembauché-es tous les ans, ne pourront toujours pas être titularisé-es. Or ils/elles représentent 10 % des professeur-es en lycée professionnel. Valoriser la voie professionnelle, c’est aussi relancer un plan de titularisation. Réduire le nombre de postes ouverts aux concours, c’est garantir à certaines classes l’absence d’enseignant-es à la rentrée prochaine ! Réduire le nombre de postes ouverts aux concours, c’est appauvrir une nouvelle fois le vivier de PLP déjà fragilisé par des années de sous-recrutements. Est-ce cela le grand projet de valorisation de la voie professionnelle ? À moins qu’il ne s’agisse en réalité de vider la voie professionnelle sous statut scolaire !

Pour le SNUEP-FSU, il est indispensable et urgent de prendre le problème à la source et de lancer une réflexion sur les moyens, tels que les pré-recrutements, à mettre en œuvre pour réduire la crise de recrutement. Il est urgent aussi de s’attaquer au grand dossier des conditions de travail et de la valorisation salariale des personnels : conditions indispensables pour rendre à nouveau nos métiers attractifs !


MOUVEMENT INTER 2018

La saisie du mouvement INTER débutera le 16 novembre et se terminera le 05 décembre 2017 à 18h00. La saisie des voeux doit être faite sur SIAM.

Retrouvez tous les documents utiles sur notre page “MUTATION INTERACADEMIQUE” et n’hésitez pas à nous contacter par mail sur notre boite académique : snueptoul@gmail.com ou par téléphone au 06.26.19.64.91


CONGES de FORMATION PROFESSIONNELLE
POSTES ADAPTES
COMMUNIQUÉ (Paris, le 14 novembre 2017)

La formation professionnelle initiale doit rester scolaire et nationale

Le gouvernement vient d’ouvrir ce qu’il veut bien appeler des consultations et des concertations à propos de la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Il apparaît d’ores et déjà que, l’enseignement professionnel public se voit de nouveau menacé par les propositions conjointes des Régions de France et des branches professionnelles qui souhaitent obtenir le pilotage et la gouvernance de la formation professionnelle dont l’enseignement professionnel public. Transférer l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale aux régions ou aux branches professionnelles reviendrait à abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tous les jeunes jusqu’à 18 ans. Ce serait développer des mécanismes strictement utilitaristes et à court terme en réduisant l’offre des formations à celles répondant aux besoins immédiats des entreprises d’un territoire. Soumettre la formation professionnelle des futurs ouvrier-es et salarié-es aux seuls besoins des entreprises locales, c’est remettre en cause la formation pleine et entière que propose l’enseignement professionnel public, où savoirs généraux et professionnels participent d’une acquisition des savoir-faire des métiers, préparent les élèves aux poursuites d’études et à la vie citoyenne. C’est aussi mettre fin à l’unité et au caractère national des diplômes au profit de simples certifications professionnelles, validées par ces fragments de diplômes que sont les blocs de compétences, qui entraveront l’insertion professionnelle et précariseront encore davantage les jeunes sur l’ensemble du territoire. C’est enfin, aussi remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des professeur-es de lycée professionnel.

Le projet d’une formation professionnelle pilotée et gérée par les Régions ou par les branches professionnelles est celui d’un service de formation à deux vitesses. Le ministère de l’Éducation nationale, en voulant transformer la voie professionnelle scolaire à l’aune de la réforme de l’apprentissage, entérine cette vision. En dissociant la voie professionnelle de la concertation sur le bac, il va plus loin.

Le SNUEP-FSU rappelle son attachement à l’égale dignité des trois voies du lycée (générale, technologique et professionnelle). La formation de l’ensemble des jeunes doit relever des prérogatives de l’état et des ministères chargés de l’éducation. Le SNUEP-FSU combattra ces propositions qui, si elles étaient mises en œuvre, signeraient un recul sans précédent en termes de projet de société, d’égalité et de démocratisation scolaire. Le SNUEP-FSU condamne fermement les projets de fusion entre LP et CFA et dénonce les politiques régionales allant dans ce sens. Le SNUEP-FSU réaffirme que l’apprentissage n’est pas la solution au problème du chômage des jeunes.

Face à ces projets de régression sociale, le SNUEP-FSU réaffirme sa détermination à défendre la voie professionnelle initiale sous statut scolaire, seule à même d’articuler l’enseignement d’un métier et celui d’une culture commune émancipatrice.


Communique de presse – (Les Lilas le 9 novembre 2017)

Mesures salariales pour les fonctionnaires : inacceptable pour la FSU !

Après la forte journée d’action et de mobilisation unitaire des agent.e.s de la Fonction publique le 10 octobre dernier, le boycott d’une séance du Conseil Commun de la Fonction publique devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d’un an des mesures PPCR (protocole de 2015 permettant des évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous les agent.e.s de 2016 à 2020), la FSU, comme l’ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre 2017. En effet, avec ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d’indice et au rétablissement du jour de carence, le gouvernement a décidé de détériorer le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents représentant 20% de l’emploi en France !

C’est inacceptable pour la FSU !

Le dernier rapport annuel sur l’état de la Fonction publique, présenté au cours de cette même séance du Conseil Commun, pointe de fortes disparités entre les agent.e.s et des inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes d’environ 13%. Il montre aussi  qu’en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public (+0,6%) et ceux du secteur privé (+1%) s’est poursuivi. Cela montre la nécessité d’une application rapide des mesures PPCR et, au-delà, d’une politique salariale ambitieuse. Aujourd’hui, les décisions prises par le gouvernement, en particulier le report de PPCR, vont à rebours de cette exigence. Ces mesures sont très inquiétantes dans un contexte austéritaire où les agent.e.s servent encore une fois de variable d’ajustement.

Où est la reconnaissance du travail et des qualifications des personnels ? Comment rendre dans ces conditions la Fonction publique attractive ? Quelle lisibilité est donnée à l’action publique quand sont traités de la sorte celles et ceux qui assurent des missions essentielles d’intérêt général pour le développement et la cohésion du pays ?  En œuvrant de la sorte le gouvernement envoie aussi un message négatif aux usagers ! La FSU poursuivra avec détermination ses actions en faveur des agent.e.s​, pour que soient reconnus, comme il se doit, les métiers et les missions des personnels, leur engagement professionnel quotidien qui contribue au développement du pays comme à la cohésion de sa population. Elle défend la nécessité de l’unité durable de l’ensemble des organisations de fonctionnaires et agit en ce sens pour faire avancer les revendications des personnels.


Voici un communiqué à l’initiative de plusieurs organisations, dont la FSU, concernant la situation et l’accueil des jeunes isolés étrangers.

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Communiqué de presse (Les Lilas le 6 novembre 2017)

Pour un plan de titularisation et des conditions d’emploi stables et pérennes dans la Fonction publique !

La FSU appelle à un rassemblement ce mercredi 8 novembre à midi devant Bercy pour exiger une autre politique de l’emploi dans la Fonction publique. A l’occasion de ce rassemblement, de nombreuses et nombreux contractuel.les.s issu.e.s de tous les secteurs de la Fonction publique seront présent.e.s et pourront témoigner de leurs conditions d’emploi et des conséquences de la précarité. Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique fait de nouveau état d’une progression de la part des non titulaires parmi les agent.e.s public.que.s : un personnel sur cinq est contractuel, soit près d’un million de personnes !

La FSU ne se résout pas à voir se développer toujours plus la précarité. Alors que le dispositif « Sauvadet » prend fin en mars 2018 et que rien n’est prévu ensuite. La FSU demande qu’un nouveau plan de titularisation soit mis en discussion immédiatement et que des recrutements de titulaires à la hauteur des besoins soient programmés.

Parallèlement, elle exige que les employeurs publics améliorent les conditions dans lesquelles les contractuel.le.s sont employé.e.s. La FSU dénonce aussi la baisse des emplois aidés qui constitue un véritable plan social dans la Fonction publique. Des salarié.e.s, le plus souvent des femmes, vont se retrouver brutalement au chômage, faute de perspectives de réemploi et de réinsertion professionnelle et certaines missions qu’elles et ils exercent actuellement vont disparaître, au détriment du service public.

La FSU a demandé à ce qu’une délégation soit reçue par le Ministre de l’Action et des Comptes publics pour évoquer ces sujets.


COMMUNIQUÉ (Paris, le 6 novembre 2017)

RÉFORME DE L’ACCÈS A L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : Une impasse pour les bachelier-es professionnel-les – Du travail en plus pour les PLP

Les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont dévoilé leur plan pour les poursuites d’études des bachelelier-es. Sans surprise, cette réforme initie bien une sélection à l’entrée à l’université, n’améliorera en rien les poursuites d’études des bachelier-es professionnel-les et intensifiera le travail des PLP. Dorénavant, les universités choisiront leurs élèves en fonction d’attendus définis. « Choisir » signifie distinguer ou préférer certains élèves parmi d’autres selon des critères décidés ; choisir signifie donc bien ici sélectionner. La volonté d’empêcher les bachelier-es professionnel-les de s’orienter vers l’université est explicite. Les MOOC proposés pour remédier aux difficultés ne sont pas adaptés aux bachelier-es professionnel-les et ne favoriseront en rien l’accompagnement dans l’apprentissage des savoirs.

Le SNUEP-FSU est consterné par l’annonce des ministres concernant la création de seulement 7000 places en BTS d’ici 2022 – soit moins d’une demie classe de BTS par département et par an. Rien n’est donc prévu pour les 14 000 bachelier-es professionnel-les qui seront dorénavant exclu-es des universités ni pour celles et ceux qui n’obtenaient déjà pas de poursuites d’études. L’instauration des rendez-vous pour accompagner les lycéen-nes dans leur orientation semble ignorer complètement les lycées professionnels qui sont organisés en semestres. Pour éviter la multiplication des réunions et avis, qui ne ferait qu’accroitre la charge de travail des professeur-es de lycée professionnel, le calendrier doit pouvoir s’adapter aux organisations locales. Pour le SNUEP-FSU, cette réforme de l’accès à l’enseignement supérieur va à contre-courant d’une « valorisation de la voie professionnelle », slogan qui ne se traduit toujours pas en acte.

Porter une ambition pour la voie professionnelle passe par un renforcement des moyens à l’université, par la création de places suffisantes en STS mais aussi, en amont, par des dédoublements de classes, des parcours en 4 ans et une remise à plat des modalités certificatives.


La FSU s’associe à la journée d’action du 16 novembre

Soucieuse de défendre les intérêts des salarié.e s du secteur public, comme du privé, confronté.e.s aux mêmes difficultés résultant des orientations libérales portées par le gouvernement et de contribuer à donner un avenir sécurisé à la jeunesse, la FSU s’associe à la journée d’action du 16 novembre prochain.

Elle y portera, avec d’autres organisations syndicales et de jeunesse, des revendications et propositions notamment en termes de pouvoir d’achat, d’emploi, de protection sociale et de formation.

Les Lilas, 30 octobre 2017


 Salaires des fonctionnaires : le ministre persiste et signe !

La FSU avait obtenu qu’un groupe de travail sur les mesures de compensation CSG et le report de PPCR se réunisse. Ce groupe s’est tenu hier. Dans les suites de ce qu’avait déjà annoncé le Ministre de l’Action et des comptes publics le 16 octobre dernier, les projets de décrets ont ainsi été présentés aux organisations syndicales avant le Conseil commun de la Fonction Publique du 6 novembre prochain qui les examinera.
Le gouvernement confirme que l’ensemble des mesures indiciaires et statutaires relevant de PPCR sont effectivement reportées de 12 mois à compter du 1er janvier 2018 (transferts primes/points pour la catégorie A, revalorisations indiciaires, passage en A des personnels sociaux).

La FSU ne s’y résout pas : reporter ces mesures n’est ni plus ni moins qu’un coup de canif dans la parole de l’État et cela amputera le pouvoir d’achat déjà mis à mal de tous les fonctionnaires.
Ce sont de plus surtout les traitements des personnels de catégories C, donc les plus faibles salaires, qui, en 2018 ne seraient pas augmentés, et ce alors même que les rythmes d’avancement ont parfois été allongés. Une nouvelle fois le gouvernement s’attaque en priorité aux plus faibles. C’est inacceptable.
Quant au passage en catégorie A des personnels sociaux, il représentait déjà une reconnaissance trop tardive et insuffisante de ces professions, le reporter est inacceptable. Si ce report a lieu, l’ensemble des fonctionnaires est touché, et en particulier les femmes et les catégories les plus faibles. Ce report mettrait ainsi en péril le début de reconnaissance et de revalorisation salariale que constitue PPCR.

La FSU s’est adressée au Premier ministre pour lui demander de renoncer à ce report. Elle réitère cette exigence aujourd’hui. Les mesures envisagées sont complexes et restent incertaines. Elles ne correspondent pas de plus à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter le pouvoir d’achat de tou.te.s les salarié.e.s.
L’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à la grève et aux manifestations le 10 octobre pour défendre les services publics et améliorer le pouvoir d’achat des agent.e.s : s’il y a eu quelques avancées très insuffisantes, le fond du problème demeure et risque de se traduire par une nouvelle baisse du salaire net perçu par les agent.e.s.


Voici le courrier intersyndical adressé à madame la Rectrice de l’académie de Toulouse sur la question des Lycées de notre académie en lien avec les questions d’éducation prioritaire :

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Voici le courrier transmis ce jour au 1er ministre par la FSU à propos du report des mesures PPCR :

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COMMUNIQUÉ (Paris, le 18 octobre 2017)

L’apprentissage et la formation professionnelle sont au cœur de l’actualité car une réforme d’ampleur est actuellement en discussion. La petite musique qui se dégage depuis ces derniers jours est inquiétante pour l’enseignement professionnel public sous statut scolaire. La réforme envisagée porte uniquement sur la priorité à développer, encore et toujours, l’apprentissage, présenté en des termes élogieux par Emmanuel Macron le 15 octobre dernier.

En matière d’insertion professionnelle, même si les apprenti-es s’insèrent mieux à court et moyen terme, l’accès au diplôme et le niveau de qualification restent prépondérants. Différentes études soulignent régulièrement le moindre taux d’accès des apprenti-es au CAP et bac pro (10 à 15 points d’écart avec la voie scolaire) et la forte sélection à l’entrée en apprentissage. Cette sélection s’opère par une discrimination similaire à celle à l’embauche (de genre, raciale et sociale) mais aussi par le souhait des entreprises d’avoir des apprenti-es plus âgé-es ou ayant déjà une expérience professionnelle. Ainsi, l’apprentissage ne permet pas à toutes et tous les jeunes d’acquérir un diplôme.

En taisant l’existence des PFMP, Emmanuel Macron jette délibérément un voile sur la formation en alternance proposée par la voie professionnelle sous statut scolaire. Pourtant, le lycée professionnel accueille les élèves en fonction de leur projet, sans distinction sociale, géographique ou d’origine. Les professeur-es de lycée professionnel enseignent, sous la responsabilité de l’Éducation nationale, pour former des élèves, les futur-es travailleurs et travailleuses mais aussi des citoyen-nes. Initialement les LP ne sont pas uniquement destinés à former pour une employabilité immédiate en délivrant des diplômes maison, ce qui compromettrait durablement les chances d’évoluer professionnellement.
La valorisation de la voie professionnelle est une rengaine depuis trois quinquennats. Aujourd’hui, le seul but poursuivi est le développement de l’apprentissage pour un assujettissement aux employeurs qui eux ne font rien pour valoriser les métiers considérés de faible qualification. Valoriser le CAP et le bac pro passe aussi par la valorisation des métiers, leur reconnaissance salariale et l’amélioration des conditions de travail.

Pour le SNUEP-FSU, les formations avec des périodes de formation en milieu professionnel, sous statut scolaire, dispensées dans les lycées professionnels ont montré depuis de nombreuses années leur pertinence. Elles doivent donc être confortées, développées et améliorées pour répondre encore mieux à la demande sociale des jeunes et des familles en termes de qualification et de poursuite d’études.


Voici le courrier co-signé par le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNESUP-FSU envoyé aux ministres concernant la réforme des formations  supérieures d’arts appliqués :

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Communiqué FSU – Les lilas le 12 octobre 2017

Le projet de budget de 2018 est guidé par l’objectif de la baisse du déficit public en dessous du seuil des 3%. Pour cela, le gouvernement prévoit une baisse de 15 milliards des dépenses publiques ainsi qu’une baisse des prélèvements au bénéfice des plus riches et des entreprises. Auditionnée par la Commission des lois de l’Assemblée nationale sur le budget de la Fonction publique pour 2018, la FSU a alerté sur les conséquences désastreuses d’un tel budget qui impactera négativement de fait celui de la sécurité sociale (5 milliards), des collectivités territoriales (3 milliards) et de l’État (7 milliards). Cet affaiblissement des politiques publiques redistributives, avec notamment la mise à mal des services publics, se traduira par un accroissement des inégalités.Cette baisse des dépenses publiques se traduit déjà par des mesures telles que le gel de la valeur du point d’indice pour les plus de 5 millions d’agent.e.s de la Fonction publique, le rétablissement de la journée de carence auxquels s’ajoute l’annonce de la suppression de 120 000 emplois publics sur 5 ans dont 70 000 dans le versant territorial. Contrairement à l’engagement d’Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : «J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant», au-delà de la contestable décision de transférer les cotisations sociales sur l’impôt via l’augmentation de la Csg, à ce jour, le scénario du gouvernement se traduit par une compensation partielle qui se traduira donc, compte tenu de l’inflation, d’une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les agent.e.s !

Alors que l’on voit revenir les vieilles recettes économiques et fiscales qui ont fait la preuve de leur inefficacité, où sont les idées neuves et le modernisme promis par ce gouvernement ? Qui peut croire qu’il suffira de bloquer l’évolution du pouvoir d’achat des fonctionnaires, de les pénaliser en cas d’absence pour maladie, de supprimer des emplois publics et des services, de geler les pensions des retraité.e.s, de réduire les budgets de la santé… pour permettre le redressement du pays ? Le débat sur la création d’un impôt sur la fortune immobilière (IFI) remplaçant le dispositif actuel d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au 1er janvier 2018 cache mal les choix en faveur des plus riches. Incompréhensible et inadmissible alors que la relance peine et que la crise économique a de si lourdes conséquences sociales en particulier pour les plus en difficulté.

Pour permettre une croissance durable, le développement d’emplois de qualité dans le privé comme dans le public, répondre aux évolutions de notre société, aux profondes mutations du monde du travail, une autre réforme fiscale plus juste et plus solidaire est incontournable. Il en va de l’avenir des services publics, du rôle et des missions qu’ils ont à jouer pour l’intérêt général et pour une meilleure cohésion sociale. Et les agent.e.s qui les font vivre doivent être reconnus et revalorisés.

A la veille du rendez-vous salarial de la Fonction publique, et après la forte journée de mobilisations et de grève du 10 octobre dans laquelle se sont exprimés le mécontentement et les attentes des agent.e.s, la FSU appelle le gouvernement à y répondre !


Voici le tract pour la grève du 10 octobre 2017.
A Toulouse  : RDV à 14h00 à Compans Cafarelli pour manifester !!
COMMUNIQUÉ
Paris, le 4 octobre 2017

Poursuites d’études des bachelier-es professionnel-les

Les premières pistes de propositions sont inacceptables !

Les premières propositions qui émergent des concertations censées « améliorer l’accès et la réussite de tous les élèves dans l’enseignement supérieur » sont inacceptables du point de vue des bachelier-es professionnel-les mais aussi du point de vue des professeur-es de lycée professionnel (PLP).

En amont des synthèses qui auront lieu la semaine prochaine, le SNUEP-FSU rappelle que les raisons majeures des difficultés actuelles des jeunes issu-es de lycée professionnel dans l’enseignement supérieur sont indubitablement la réforme du baccalauréat professionnel 3 ans, qui a diminué d’une année la formation globale des élèves, et les modalités certificatives (CCF) des diplômes professionnels qui exigent du temps pris sur l’enseignement. Or, jamais les effets de ces choix politiques ne sont questionnés.

La question des affectations par défaut à l’université n’est interrogée que sous le prisme de l’instauration d’une sélection à l’université. Les termes « prérequis » ou « contrats de réussite »   révèlent la volonté d’exclure les bachelier-es professionnel-les des bancs de la fac. A la demande d’augmenter le nombre de places dans les filières STS, les propositions vont dans le sens de destins scolaires scellés en fonction des trois voies du lycée.

Quant à l’idée émise de faire certifier des « potentialités » d’élèves ou des « engagements associatifs »… par les PLP, ou encore celle de réunir les équipes pédagogiques après les conseils de classe pour redonner un avis sur l’orientation des élèves : elles sont tout simplement irresponsables. C’est méconnaitre les conditions de travail dégradées des personnels et le fonctionnement des établissements en fin d’année scolaire où les enseignant-es sont très occupé-es par les examens, les visites de stages ou encore les réunions et les commissions d’harmonisation.

Pour le SNUEP-FSU, ces premières concertations à l’instar de la volonté affichée du ministère d’imposer le mixage des publics et des parcours, par le développement de l’apprentissage dans tous les lycées professionnels publics, sont de très mauvais signes envoyés à la profession qui augurent mal la possibilité d’améliorer les conditions de travail des PLP et d’études des élèves.


Communiqué FSU – Les Lilas le 2 octobre 2017

Attentats, ne pas se résigner

La Fsu condamne l’attentat commis hier à la gare de Marseille qui a coûté la vie à deux femmes. Elle condamne également la tuerie intervenue à Las Vegas revendiquée par Daech.

Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et à leurs proches et les assure de son soutien et de sa solidarité . Tous ces actes ignobles sont inqualifiables. Jamais la Fsu ne se résignera et n’acceptera l’inacceptable ! 

Inlassablement, face à l’idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU  n’aura de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité,  au principe de justice sociale et à la démocratie. Elle reste engagée pour que ces valeurs soient une réalité pour toutes et tous.


La FSU dans l’action pour les contractuels de la Fonction Publique

La FSU organise du 2 au 6 octobre une semaine de mobilisation des non titulaires de la Fonction publique. Contrats très courts et interrompus du jour au lendemain, temps partiels imposés, aucune augmentation de salaires au quotidien déjà très faibles (moins de 700 € parfois) sur plusieurs années : trop de personnels subissent les conséquences de la précarité. De plus, la décision unilatérale du gouvernement de supprimer plus de 23 000 contrats aidés au moment de la rentrée scolaire a renvoyé au chômage ces personnels, eux qui étaient déjà dans une situation précaire, et qui se retrouvent sans solution ni perspective alors qu’au mois de juin leur avait été le plus souvent promis un renouvellement de contrat. La FSU souhaite mettre à jour et dénoncer ces réalités en réunissant les non titulaires pour les faire témoigner.
Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique fait de nouveau état d’une progression de la part de non titulaires dans l’ensemble de la Fonction Publique : plus d’un agent sur 5 (21,7%) est contractuel, soit près d’un million de personnes ! Cette part augmente de 0,2% par an depuis 4 ans, et ce malgré la politique dite de « déprécarisation » qui ouvre l’accès à des concours et examens professionnels « réservés » censés résorber une précarité qu’on ne cesse d’alimenter en amont. C’est dans la territoriale que la part de non titulaires dans l’emploi total est la plus élevée, 25% des agents, ils sont 21% dans l’hospitalière et 19% dans la Fonction Publique de l’Etat. Alors que le dispositif « Sauvadet » prend fin en mars 2018, la FSU demande qu’un véritable plan de titularisation soit mis en discussion immédiatement et que des recrutements de titulaires à la hauteur des besoins soient programmés.
Après la semaine du 2 au 6 octobre dans les départements, la FSU appelle à faire du 8 novembre une journée nationale d’action des non titulaires. Elle organisera un rassemblement des non titulaires à Paris et demandera audience au ministre de l’action et des comptes publics.


Voici le tract d’appel à la grève pour le 10 OCTOBRE 2017 à diffuser sans modération !!

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SOUFFRANCE AU TRAVAIL : conditions de travail et santé

Compte-tenu de l’intérêt suscité par le premier stage « souffrance au travail » qui a eu lieu en avril 2017, nous renouvelons cette journée d’échanges et d’informations.

Le nouveau management dans l’éducation nationale est une réalité. Il rend les conditions de travail de plus en plus difficiles dans nos établissements : harcèlement, burn-out, missions abusives, isolement, injonctions de la hiérarchie. Comment réagir face à ces situations inacceptables ?

Nous vous proposons une nouvelle journée d’échanges et d’information autour de ces thèmes.

Nous essaierons de vous apporter des réponses concrètes à la question : “pourquoi en est-on arrivé là ?“ Et nous vous donnerons des outils afin de lutter efficacement contre ce mal-être pour prévenir les risques psycho-sociaux liés à cette souffrance au travail. A lutter seul, on s’épuise.

Venez nombreux pour nourrir nos échanges le lundi 13 novembre 2017, de 9h00 à 17h00 à Toulouse.

Merci de nous informer de votre participation par un mail à snueptoul@gmail.com, nous vous enverrons alors tous les détails.

Ce stage est ouvert aux syndiqués et aux non syndiqués. Les frais de déplacements ne seront pas pris en charge par le syndicat.

La formation syndicale est un droit et il n’y a pas de convocation pour un stage syndical. Vous devez informer votre hiérarchie en déposant le courrier de demande de stage au secrétariat de votre établissement un mois avant la date du stage. Il vous faut donc déposer ce courrier de demande dans votre établissement avant le 13 octobre 2017.

Sans réponse de l’administration à la veille du stage, votre participation est acceptée de droit et vous pouvez donc participer au stage !!!

Vous trouverez ci-dessous le modèle de courrier de demande de stage à déposer avant le 13/10/2017 au secrétariat de votre établissement.

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Communiqué de presse – Les Lilas le 20 septembre 2017

Le MEDEF n’a pas le droit d’insulter l’Ecole

Une campagne du MEDEF affiche son mépris pour le service public d’éducation, ses personnels et ses élèves en affirmant « Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail ». C’est pourtant ce service public qui a permis la massification de l’accès aux études et l’élévation générale du niveau de qualification. En accusant abusivement l’école, le MEDEF cherche sans doute à faire oublier que les entreprises n’ont pas réussi à créer le million d’emplois promis comme devant résulter du CICE.

La FSU engagée pour la qualité du service public d’éducation et consciente de l’investissement des agent-es pour y parvenir s’indigne que le MEDEF puisse tenir des propos aussi irresponsables et aussi insultants.


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COMMUNIQUÉ
Paris, le 18 septembre 2017

Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, les mauvaises nouvelles se multiplient contre les agent-es de la Fonction publique et les salarié-es. Dans la Fonction publique, les premières mesures annoncées – le gel du point d’indice, le retour du jour de carence, la hausse de 1.7 % de la CSG, la remise en cause du calendrier du PPCR ne permettront aucunement d’améliorer notre pouvoir d’achat. La suppression de 120 000 postes, le projet de réforme des retraites et la baisse des dépenses publiques constituent un véritable plan de bataille contre les fonctionnaires et les missions du service public. La journée de manifestations et de grèves du 12 septembre contre les ordonnances de la loi travail a été un succès. Les salarié-es ont exprimé leur rejet du projet de Macron qui organise la précarité et la flexibilité. Au-delà des attaques frontales contre les salarié-es, la remise en cause des conventions collectives implique la rupture du lien entre niveau de diplôme et rémunération. La volonté de remplacer les diplômes professionnels par des qualifications obtenues via des blocs de compétence entre complètement dans cette logique et fait peser de graves menaces sur l’enseignement professionnel. Le SNUEP-FSU combat et combattra toutes les nouvelles politiques d’austérité dont les conséquences seront lourdes pour le service public.

Contre les ordonnances de la loi travail qui annoncent une régression sociale sans précédent, le SNUEP-FSU, avec sa fédération, appelle à participer aux mobilisations engagées le 21 septembre prochain selon les modalités choisies localement

Le SNUEP-FSU soutient la mobilisation des retraité-es le 28 septembre, temps fort pour rappeler l’ensemble des problématiques posées par les retraité-es.

Avec la FSU et l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique, le SNUEP-FSU appelle les enseignant-es et CPE de l’enseignement professionnel à la grève nationale et aux manifestations unitaires du 10 octobre, pour une véritable négociation salariale, l’augmentation de notre pouvoir d’achat, le non rétablissement du jour de carence et des moyens pour faire fonctionner les services publics.


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COMMUNIQUÉ (Paris, le 04 septembre 2017)

Fusion des bacs pros vente et commerce : nouvelle tentative de passage en force !

Le décret relatif à la fusion des baccalauréats professionnels vente et commerce devrait être proposé au vote du prochain CSE sans aucune concertation préalable avec les organisations syndicales et avec la profession : pour le SNUEP-FSU c’est NON et toujours NON !

Dans ses discours de rentrée, le ministre ne cesse de marteler qu’aucune mesure ne sera décidée dans la précipitation et sans concertation avec les représentant-es des personnels. Or, cette formule  ne résiste pas à la réalité des faits dans la voie professionnelle puisque ce projet, combattu par l’ensemble des syndicats majoritaires dont le SNUEP-FSU, est de nouveau à l’ordre du jour. Imposer cette fusion contre la profession est un signe fort quant à la façon dont le ministre conçoit sa futur « revalorisation de la voie professionnelle ». Le SNUEP-FSU dénonce cette décision autoritaire et ce passage en force. Les modifications inappropriées du référentiel et les modalités d’organisation infligées dégraderont encore plus les conditions de travail des collègues et d’études des élèves. Cette fusion constitue une nouvelle aubaine pour supprimer des postes de PLP dans un avenir très proche. Le SNUEP-FSU exprime par conséquent une ferme opposition au projet de fusion entre les Bac Pro Commerce et Vente car une fois encore, elle a été décidée “hors sol” sans l’avis des principaux concerné-es, les enseignant-es, et à l’opposé de l’expression de certains professionnels.

Le SNUEP-FSU votera contre cette fusion en rappelant la position des enseignant-es. Il les appelle à se rencontrer et à s’organiser pour construire ensemble des actions contre ce projet.

Le SNUEP-FSU souhaite une bonne rentrée à tou-te-s et vous rappelle qu’il est important de se rassembler autour de valeurs communes. Adhérez et faites adherer au SNUEP-FSU au plus vite, nous avons besoin de vous.


COMMUNIQUÉ (Paris, le 27 juin 2017)

Sous prétexte d’assurer l’égalité des filières, la réforme du bac pro en 3 ans a instauré une épreuve de rattrapage, appelée épreuve de contrôle. Pour le SNUEP-FSU, organiser une épreuve de rattrapage à l’issue d’un baccalauréat essentiellement passé en CCF (contrôle en cours de formation) est un contresens. Cette épreuve de contrôle, par ses modalités d’organisation, continue à compter autant que toutes les épreuves du 1er groupe réunies : les matières y sont imposées aux candidat-es, et les résultats obtenus compensent directement la moyenne coefficientée des épreuves précédentes. En réalité, la finalité de cette épreuve est surtout d’augmenter artificiellement le taux de réussite !

C’est pourquoi le SNUEP-FSU revendique la suppression de cette épreuve de contrôle, tant que le baccalauréat professionnel ne sera pas enfin organisé sous forme d’épreuves ponctuelles terminales, seules garantes de l’équité nationale et de la valeur du diplôme délivré. C’est uniquement dans ce cadre que le rattrapage des candidat-es pourra être légitimé. Il faudra, alors, leur laisser le choix des épreuves, sans modification des coefficients, à l’instar de ce qui existe dans les autres voies d’accès au baccalauréat.

Pour toutes ces raisons, le SNUEP-FSU, réuni en Bureau national, a décidé, cette année encore, de déposer un préavis de grève sur la période d’organisation de l’épreuve de contrôle, afin de couvrir les collègues qui refuseraient d’y participer.

COMMUNIQUÉ (Paris, le 19 juin 2017)
Économie-gestion au bac pro 2017 : un sujet orienté pour mieux orienter vers l’apprentissage ?

Le sujet national d’Économie-Gestion proposé le vendredi 16 juin 2017 aux candidat-es du baccalauréat professionnel est proprement scandaleux !

Dans le sujet C, il est demandé aux candidat-es d’argumenter sur « l’intérêt de poursuivre ses études en contrat d’apprentissage plutôt que sous statut d’étudiant/e ». Les candidat-es sont ainsi contraint-es de s’appuyer sur les habituels poncifs, souvent erronés, présentant ce système de formation comme la voie d’excellence d’accès au diplôme. Les candidat-es se voient, de plus, proposer différentes thématiques pour leur développement, parmi lesquelles bien entendu « les avantages du contrat d’apprentissage ». Le SNUEP-FSU rappelle régulièrement que les chiffres présentés de manière isolée, comme dans le sujet de l’épreuve, n’ont aucune valeur scientifique s’ils ne sont pas mis en perspective avec d’autres données remarquables comme le taux d’accès au diplôme (71 % par la voie scolaire ; 51 % par apprentissage), le taux de décrochage ou de rupture de contrats (38 % chez les moins de 18 ans), le taux de poursuites d’études… Si l’on considère l’ensemble de ces données, l’enseignement professionnel, qui scolarise trois fois plus de jeunes au niveau V et IV, contribue davantage à leur réussite et pèse moins lourd sur les finances publiques.

 Le SNUEP-FSU dénonce cette opération de propagande qui n’a d’autre finalité que de vouloir formater les esprits des élèves de l’enseignement professionnel. Pour les bachelier-es professionnel-les, comme pour les autres lycéen-nes, les savoirs enseignés doivent permettre le débat contradictoire pour une formation citoyenne émancipatrice. Le SNUEP-FSU est scandalisé de voir que des choix idéologiques discutables sont dorénavant présentés comme des vérités dans des épreuves certificatives. Il est urgent de revaloriser la filière professionnelle scolaire, d’autres alternatives sont possibles, et notre fédération, la FSU, en est porteuse. Le SNUEP-FSU ne manquera pas de le rappeler, chaque fois que cela sera nécessaire.
Le SNUEP-FSU demande au ministère de s’expliquer sur le choix très orienté de ce sujet.


 MUTATIONS INTRA 2017

Vous trouverez la déclaration de la FSU et les barres départementales sur la page des mutations 2017.

Accès à la HORS-CLASSE

Vous pouvez consulter les avis relatifs à la campagne de passage à la Hors-Classe  sur IPROF en suivant la procédure ci-dessous :
Cliquez sur : https://si2d.ac-toulouse.fr
Choisir dans le menu à gauche : Gestion des personnels
Puis : I-Prof Enseignant
Choisir : Les services
Au niveau du 3 ème onglet : Tableau d’avancement hors classe
Cliquez sur OK
Choisir dans le menu à gauche : Consulter votre dossier
Puis : Synthèse


MUTATION INTRA 2017 : DERNIERE MINUTE (le 16 mai 2017)

Lors de l’ouverture du groupe de travail sur les voeux et barèmes de la mutation INTRA ce matin, mardi 16 mai 2017, la FSU a obtenu de l’administration que tous les demandeurs puissent modifier leurs voeux jusqu’au mardi 23 mai à minuit en envoyant un mail à la DPE. Les PLP doivent adresser leur mail à l’adresse dpe3@ac-toulouse.fr

Cette mesure a été prise pour assurer l’équité de traitement de tous les demandeurs, plusieurs situations posant problème ayant été relevées par la FSU.

Contactez nos commissaires paritaires au 06.26.19.64.91 ou par mail (snueptoul@gmail.com)


COMMUNIQUÉ (le 15 mai 2017)

L’apprentissage contre l’enseignement professionnel public
Pour le SNUEP-FSU, c’est non !

Le bureau national du SNUEP-FSU dénonce avec force les projets d’Emmanuel Macron qui constituent une attaque frontale contre l’enseignement professionnel public, en voulant le placer sous la tutelle du patronat. Son objectif de faire de l’apprentissage « le cœur de l’enseignement professionnel » entraînera une dégradation majeure des conditions d’études des jeunes de la voie professionnelle et des conditions d’enseignement des professeur-es de lycée professionnel.

Le développement massif de sections d’apprentissage dans tous les lycées professionnels et l’instauration de périodes de pré-apprentissage après la 3ème visent à instaurer un quasi monopole de l’apprentissage dans la formation professionnelle initiale. Faut-il rappeler que le mixage des publics et des parcours s’est révélé inefficace pour les jeunes ? Qu’il est fortement dénoncé par le SNUEP-FSU et par l’ensemble des personnels ? Faut-il rappeler que, contrairement à ce qu’avance Emmanuel Macron, l’enseignement professionnel public garantit davantage la réussite scolaire et l’insertion professionnelle ? Qu’il est souvent le dernier rempart contre le décrochage et permet à de nombreux jeunes d’accéder à une première qualification ? Le projet d’Emmanuel Macron n’a rien d’une idée « nouvelle » : vieille antienne libérale, il constitue une régression sociale majeure, renvoyant les jeunes les moins favorisé-es sous la coupe du patronat et les privant de leurvéritable droit à l’éducation.

Certaines préconisations, comme celle consistant à confier certains élèves sortant de 3ème à des organismes autres que publics ou celle annonçant la création de licences par apprentissage pour les bachelier-es professionnel-les se feront au détriment de l’intérêt des jeunes concerné-es. Vouloir exclure ainsi tout un pan de la jeunesse du service public d’éducation en renvoyant la responsabilité de leur formation uniquement aux entreprises signifie clairement un désengagement de l’État vis-à-vis de l’ensemble des familles concernées.

La menace brandie par le président de la République de supprimer la taxe d’apprentissage à tous les établissements qui ne développeraient pas de sections d’apprentissage relève du chantage et augure mal du respect du dialogue social à venir.

Le SNUEP-FSU dénonce le projet du président de la République qui vise à démanteler l’enseignement professionnel public et qui s’inspire très largement des préconisations du Medef, à l’opposé des besoins sociaux et des enjeux économiques à relever.

Le SNUEP-FSU mettra tout en œuvre pour informer les collègues et créer les mobilisations nécessaires afin de faire échec à ce projet.

Pour le SNUEP-FSU, valoriser l’enseignement professionnel public sous statut scolaire fait partie des exigences sociales.


Communiqué FSU (Les Lilas le 24 avril 2017)

Élections présidentielles : pas une voix pour le Front national !

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle indiquent que la représentante du Front national est qualifiée pour le second tour. La FSU considère avec une extrême gravité la montée de l’extrême droite dans notre pays. Depuis des années, la FSU prend une part active pour la combattre. .Elle s’est encore récemment adressée à toutes et tous les agent-es de la Fonction publique pour les alerter sur la dangerosité du Front national pour notre démocratie.

Une arrivée au pouvoir du Front national est inenvisageable pour la FSU. Outre les replis nationalistes, les discours de haine et de racisme, le programme du Front National est contraire aux objectifs et valeurs de solidarité, justice sociale, égalité et de paix que porte la FSU. Compte tenu des pouvoirs octroyés au président de la Vème République, la prise de pouvoir du Front nationalserait une catastrophe pour notre pays : préférence nationale et racisme d’État aggraveraient encore les fractures de notre société. Les plus fragiles de nos concitoyens seraient les plus touchés. La FSU ne peut l’envisager.

Contrairement à un affichage anti-système, là où il est en responsabilité, le Front national déploie une organisation clientéliste et discriminatoire. Il dit parler «au nom du peuple» et des «petits», mais brise les solidarités en s’attaquant par exemple au milieu associatif et culturel. Pour réduire les impôts, il fragilise le service public. Et il n’hésite pas à exercer des pressions sur les agent-es, en utilisant honteusement les réseaux sociaux comme moyen d’intimidation. Mais lutter contre les idées d’extrême droite implique de lutter contre les inégalités et les injustices, les politiques libérales en œuvre qui font le lit de l’extrême-droite depuis des années. Il s’agit de les combattre et de faire avancer nos revendications.

Continuer sur la voie des politiques libérales ne fera qu’aggraver le chômage et la précarité, fragiliser les services publics et la protection sociale, amenuiser l’égalité de toutes et tous face aux droits élémentaires, renforcer les inégalités sociales… La FSU porte et continue de porter des propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire : partage du temps de travail, autre répartition des richesses et réforme fiscale, mesures pour une transition écologique pour préparer l’avenir, renforcement des services publics et de la protection sociale pour lutter contre les inégalités, réussite scolaire et élévation d’un niveau de qualification pour tous les jeunes … Elle les portera également lors de la campagne des élections législatives et au-delà.

C’est cette orientation qu’elle continuera de porter et de défendre avec les personnels. Elle construira, chaque fois que nécessaire, avec les salariés, les mobilisations dans l’unité la plus large. La FSU s’y emploie dès aujourd’hui en appelant à faire du 1er mai un grand rassemblement revendicatif, dans l’unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, et pour dénoncer l’idéologie du Front National présent au second tour des élections.

Le vote Front national n’est pas la solution pour répondre aux crises et difficultés que connaît notre société.Nous sommes toutes et tous concerné-es. Pas de vote pour le Front national !


COMMUNIQUÉ
Paris, le 7 avril 2017

Communiqué de presse intersyndical : Non au transfert aux régions de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire

Aujourd’hui plus de 30% des lycéens et lycéennes suivent un parcours de formation dans la voie professionnelle et préparent un CAP, un BEP ou un bac pro qui sont des diplômes nationaux. Transférer l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale aux Régions revient à abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tous les jeunes de 3 à 18 ans. Ce serait développer des logiques strictement utilitaristes et à court terme en ne proposant que les formations répondant aux besoins immédiats des entreprises d’un territoire. Cela conduirait à accentuer les inégalités régionales et à offrir des formations ne permettant pas aux futur.es salarié.es en formation d’envisager un avenir professionnel au-delà du territoire où ils ont été scolarisés.  Ce projet constitue un recul majeur de l’État et nous ne voulons pas d’une société où l’État se désengage de la formation de 30 % de sa jeunesse.

L’affirmation qu’il faudrait sortir l’enseignement professionnel scolaire (lycées pro) des champs de compétences ministérielles : Éducation nationale (LP), Agriculture (LPA) et en charge de la mer (Lycées Maritimes) a été martelée à plusieurs reprises par certains candidats dans la campagne électorale et le débat public. Pourtant la mise en œuvre de la carte des formations professionnelles est déjà pour partie une compétence régionale. Il s’agirait donc maintenant pour ces candidats de passer à une étape supplémentaire, en transférant aux régions l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Ainsi, les personnels dont les enseignants (es) des lycées professionnels seraient géré-es par les Régions. Un tel transfert constitue une attaque frontale de leur statut. Les régions pourraient alors être seules à construire et à mettre en œuvre les cartes régionales des formations et fusionner facilement les CFA et les lycées professionnels.  À terme, la formation professionnelle initiale sous statut scolaire pourrait disparaître au profit de l’apprentissage et les contenus de formation être définis localement.

Nos organisations syndicales  CGT éduc’action, CGT-Agri , SNALC, SE UNSA, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNETAP-FSU, SUD éducation et SUD rural sont opposées à l’abandon de la formation professionnelle scolaire par les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et des Affaires Maritimes. L’enseignement professionnel a su s’adapter aux évolutions de la société en développant son offre de formation et en élevant le niveau de qualification des jeunes (création du baccalauréat professionnel, développement des poursuites d’étude en BTS…). Le projet d’une formation professionnelle gérée par les Régions est celui d’un service public d’éducation à deux vitesses. Nous rappelons notre attachement à l’égale dignité des trois voies du lycée (générale, technologique et professionnelle). La formation de l’ensemble des jeunes doit relever des prérogatives de l’état et des ministères chargés de l’éducation.


COMMUNIQUÉ
Paris, le 6 avril 2017

Le SNUEP-FSU luttera jusqu’au bout
pour le maintien de l’enseignement professionnel public dans l’Éducation nationale

C’est dans un contexte politique très inquiétant que le SNUEP-FSU a tenu son 6ème congrès du 27 au 31 mars à Bourges. Encore sous le coup des différentes mesures engagées par les derniers gouvernements successifs, l’enseignement professionnel public se voit de nouveau menacé par les projets de certain-es canditat-es aux élections présidentielles, qui annoncent leur volonté de transférer les pleines compétences de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire aux régions. Ces attaques frontales affichent clairement leur détermination à voir l’État se désengager de ses missions de service public d’éducation, aux dépens des 700 000 jeunes qu’il scolarise et de ses personnels.

Soumettre la formation professionnelle des futurs ouvrier-es et salarié-es aux seuls besoins des entreprises locales, c’est remettre en cause la formation globale et complète que propose l’enseignement professionnel public, où savoirs généraux et professionnels participent d’une approche globale des métiers et préparent les élèves aux poursuites d’études. C’est aussi mettre fin à l’unité et au caractère national des diplômes au profit de simples certifications professionnelles, validées par des blocs de compétences, qui entraveront l’insertion professionnelle et précariseront encore davantage les jeunes sur l’ensemble du territoire. C’est aussi remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des PLP.

Le SNUEP-FSU combattra ces propositions qui, si elles étaient mises en œuvre, signeraient un recul sans précédent en termes de projet de société, d’égalité et de démocratisation scolaire.

Le SNUEP-FSU condamne fermement les projets de fusion entre LP et CFA et dénonce les politiques régionales allant dans ce sens. Le SNUEP-FSU réaffirme que l’apprentissage n’est pas la solution au problème du chômage des jeunes. Face à ces projets de régression sociale, le SNUEP-FSU réuni en congrès a réaffirmé sa détermination à défendre la voie professionnelle initiale sous statut scolaire, seule à même d’articuler l’enseignement d’un métier et celui d’une culture commune émancipatrice. Le SNUEP-FSU construira pied à pied les convergences nécessaires pour instaurer le rapport de force indispensable au maintien de l’enseignement professionnel au sein de l’Éducation nationale.


 COMMUNIQUÉ
Paris, le 22 mars 2017
Face aux enjeux majeurs que représentent l’éducation en général et l’enseignement professionnel pour l’avenir des jeunes, le SNUEP-FSU met en débat ses 6 priorités et 28 propositions pour l’enseignement professionnel public.
Dans ce cadre, le SNUEP-FSU interpellera les candidat-es sur leurs projets respectifs. Déjà, certain-es prévoient le développement à tout-va de l’apprentissage, en concurrence avec la voie professionnelle publique. Pire encore, des projets évoquent une refonte du système éducatif, avec le transfert de compétence de l’enseignement professionnel public de l’État vers les régions, ce qui ne manque d’inquiéter les personnels.
Le SNUEP-FSU souhaite pouvoir informer la population des projets des différents candidat-es, aussi il rendra publiques les réponses reçues afin que chacun et chacune puisse se déterminer au moment du vote.
Pour sa part, le SNUEP-FSU considère que l’enseignement professionnel public doit rester de la compétence de l’État et que chaque jeune doit pouvoir accéder à une formation professionnelle de qualité et sous statut scolaire, de façon égalitaire sur tout le territoire.
STAGE SYNDICAL : souffrance au travail / conditions de travail

Le 18 mars 2017

Stress, agression, violence, épuisement professionnel : La détérioration de nos conditions de travail nous impacte au quotidien. Comment se protéger, comment se défendre, comment utiliser les CHSCT ?

Le SNUEP-FSU propose un stage sur la souffrance au travail en LP qui se déroulera à Toulouse le jeudi 27 avril 2017.

Pour participer, inscrivez-vous dès à présent auprès du SNUEP par mail (snueptoul@gmail.com), nous vous enverrons alors tous les détails (lieu, programme…).

Vous devez déposer, auprès de votre chef d’établissement, une demande d’autorisation d’absence avant le 27 mars. Ce stage est ouvert aux syndiqués et aux non syndiqués.